Un élu français, maire d'une petite commune, bénéficiait d'un bel avantage. Son loyer ne lui coûtait que la modique somme de 91 euros. Il est aujourd'hui de "prise illégale d'intérêt".
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L’élu et sa famille payaient 91 euro de loyers depuis 1980

Mardi 28 mai dernier, l’ancien maire de Séranon, Thierry Gueguen et son fils Mathieu, un sapeur-pompier professionnel, ont été entendus par le tribunal correctionnel de Grasse (Provence-Alpes-Côte-d’Azur). Tous deux ont fait l’objet d’une plainte déposée par Claude Bompar, l’actuel maire de la commune, en mars 2014, inidque Nice-Matin. Ce dernier a dénoncé les conditions de logement du septuagénaire et de son fils de 31 ans dans l’un des "gîtes ruraux" appartenant à la commune.

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La maison, louée depuis 1890 par la famille Gueguen, faisait partie d’un programme favorisant l’installation de familles à Séranon. De ce fait, plusieurs "gites ruraux" comme celui-ci bénéficiaient d’un loyer à prix réduit, ce qui explique le loyer mensuel de 91,37 euros.

Une "politique de loyers bas" en faveur, notamment, de l’ancien maire qui a fortement déplu à son successeur. Le moins que l’on puisse dire est que ce tarif n’a pas seulement surpris l’élu.

"Est-il normal d’après vous de payer la location d’un bien communal à 90 euros par mois ?", a demandé Martin Delage, le président du Tribunal, à Thierry Gueguen.

Selon Me Luc Girard, avocat de la partie civile, il s’agit d’un manque à gagner pour la commune. Le défenseur met également la lumière sur un problème de délibérations du conseil municipal -auxquels siégeait Claude Bompar auparavant- puis sur les dates de la chronologie des événements de l’affaire. L’ancien maire s’est défendu en affirmant que "pour [eux], [ils étaient] dans la sincérité et pas dans la triche".