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Conditions, durée de résidence, cas exceptionnels… Voici tout ce qu'il faut savoir sur cette méthode pour obtenir la nationalité française.  
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La France fait encore rêver ! L’année dernière, plus de 86 000 personnes ont obtenu la nationalité française. Un chiffre en hausse de 12%, c’est dire si ce précieux sésame intéresse de plus en plus. La naturalisation est l’une des méthodes les plus courantes pour devenir un citoyen français. Reste que la demande est assez complexe. Explication pour ne pas s’y perdre...

Qui peut la demander ?

Il faut impérativement être majeur pour demander sa naturalisation. En revanche, les parents peuvent la réclamer pour leurs enfants mineurs si ceux-ci habitent avec eux. Il faut également résider en France au moment de la signature du décret de naturalisation. Concrètement, cela signifie qu’il faut exercer un travail basé en France, y avoir des liens familiaux, etc. Attention, si le conjoint ou les enfants habitent à l’étranger, la nationalité française peut-être refusée.

Quelle durée de résidence ?

Il faut que la "résidence" soit effective depuis 5 ans. Cette durée peut néanmoins être réduite pour les personnes qui ont suivi deux ans d’études afin d’obtenir le diplôme d’un établissement supérieur français, pour celles qui contribuent à donner une bonne image de notre pays ou qui lui permettent de se développer économiquement et celles qui ont un "parcours exceptionnel" d’intégration.

Des cas exceptionnels

Elle peut aussi ne pas être exigée si vous avez obtenu le statut de réfugié, si le français est votre langue maternelle ou si vous avez suivi 5 années d’études dans une école enseignant dans notre langue, à condition que le français soit l’une des langues officielles du pays étranger.

Enfin si vous vous êtes engagé en période de guerre dans l’armée française, si vous y avez effectué votre service militaire ou si vous avez rendu de grands services au pays, vous pouvez aussi être dispensé de cette durée de 5 ans.

La moralité

Toute personne qui demande sa naturalisation sera soumise à une enquête. Celle-ci détermine si le demandeur se comporte correctement et s'il a été condamné par la justice.

Les autres conditions

Il faut bien évidemment apprécier notre culture. Concrètement, cela signifie partager des valeurs mais aussi connaître l’histoire du pays ainsi que les informations écrites dans le carnet du citoyen. Toute personne demandant la naturalisation doit passer un entretien avec un agent de la préfecture ou du consulat afin que ce dernier puisse s’assurer que ces notions sont bien maîtrisées.

Normalement, il faut aussi parler notre langue et le démontrer par une attestation ou un diplôme. Néanmoins, les apatrides résidant depuis plus de 15 ans et âgés de plus de 70 ans, les hommes et femmes de plus de 60 ans et ceux qui souffrent d’un handicap, sont dispensés de fournir un tel document. Leur "niveau" de français sera apprécié lors de l’entretien.

Le dossier

Pour faire une demande de naturalisation, il faut remplir le formulaire cerfa numéro 12753*02 en double exemplaire et fournir un certain nombre de pièces (justificatifs de domicile, de ressources,…). Le dossier doit être déposé à la plateforme de naturalisation du département, accompagné d’un timbre fiscal de 55 euros. Pour les personnes habitant à l’étranger, ce dossier doit être déposé au consulat français du pays en question. L’administration a un délai maximal de 18 mois pour répondre.

Changer d’identité

Il est absolument impossible de changer totalement de nom et prénom. En revanche chaque candidat peut demander la francisation de ses noms et prénoms. Par ailleurs, les personnes n’ayant pas de prénom ont la possibilité d’en demander un français.