La gérante du bar-tabac de Tours (Indre-et-Loire) vient d'être condamnée à 2 ans de prison avec sursis pour avoir orchestré le faux braquage de son commerce.

Pour éviter la faillite, Sylvie Quentin, une buraliste de Tours n’a pas hésité, en septembre 2014, à simuler le braquage de son propre bar-tabac PMU. Si la mise en scène a bien fonctionné au début car l’assurance la Maison des Buralistes (MUDETAF) avait remboursé la propriétaire du bar-tabac, celle-ci s’est finalement fait démasquer. Elle a récemment été condamnée à deux ans de prison avec sursis.

Son complice n'a jamais perçu les 19 000 euros qui lui étaient destinés

Pour mettre en scène son propre braquage, la buraliste avait fait appel à deux complices. Ceux-ci l’avaient ligotée. Puis, quand la police était arrivée sur les lieux, elle avait fait mine de pleurer. C’est finalement en recherchant l’auteur du faux braquage, une connaissance du compagnon de la buraliste, que les enquêteurs ont découvert l’arnaque. Ce dernier, qui n’a jamais reçu la somme de 19 000 euros promise par la buraliste, a été condamné à 15 mois ferme. Le second complice, lui, a écopé de 18 mois avec sursis.

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Me Jean-Raphaël Mongis, l'avocat de Sylvie Quentin, a tenté de justifier l’escroquerie en expliquant sa cliente était submergée par les charges et les faibles rentrées d'argent de son commerce. A l’issue du procès, la buraliste s’est vue interdire de gérer un commerce pour une durée de 10 ans. L’assurance doit, elle, toucher 38 000 euros de dommages et intérêts en remboursement des primes versées. "Quoiqu'il en soit, sa vie est foutue. Elle n'ose plus se présenter devant des clients, ni des fournisseurs, elle a tout perdu dans cette histoire", a plaidé en vain son avocat, selon l'AFP.

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mots-clés : Braquage

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