La pauvreté continue de croître en France, selon une récente étude de l'Insee. L'institut détaille d'ailleurs ses principales victimes.
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Pauvreté : moins de 1 015 euros par mois pour les individus concernés

Ils étaient 8,9 millions en France, en 2015. 8,9 millions d’individus en situation de pauvreté. D’après "Les revenus et le patrimoine des ménages" , l’édition 2018 de l’étude de l’Insee sur les niveau de vie et les inégalités dans l’Hexagone, ils représentent pas moins de 14,2% de la population française en 2015. C’est plus qu’en 2004, où ils étaient 12,6% de la population. Toutefois, c’est moins qu’en 1970 ou 17,9% des Français vivaient dans une situation de pauvreté.

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Mais qui sont-ils véritablement et comment vivent-ils ? En pratique, le seuil de pauvreté monétaire correspond à 60% du niveau de vie médian, rappelle l’Insee. En 2015, ce dernier s’élève à 20 300 euros annuels, ce qui correspond à un montant légèrement plus élevé qu’en 2014 sans toutefois revenir à la situation d’avant-crise. Mécaniquement, le seuil de pauvreté en 2015 s’établit donc à 1 015 euros mensuels.

L’Insee constate également que les chomeurs sont les plus touchés par la pauvreté. Ils sont plus de 37% à vivre dans des situations très précaires. Les méganes monoparentaux sont également très impactés puisque près d’un tiers d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté. Le taux de pauvreté des retraités, en revanche, a diminué de plus de moitié grâce à l’amélioration de leur retraite et au minimum vieillesse.

Pauvreté : des populations diverses victimes

Toutes les régions ne sont pas égales quand il est question de pauvreté. En Île-de-France, le niveau de vie médian est 22 600 euros par an, soit largement supérieur à la médianne nationale. En dehors de la région Auvergne-Rhône-Alpes (21 600 euros), toutes les autres régions descendent sous la médianne nationale. A titre d’exemple, les niveaux de vie médians des Hauts-de-France et de la Corse sont respectivement inférieurs de 7% et 6 % au 20 300 euros annuels. Pour la Réunion et la Martinique, les estimations descendent respectivement à 30% et 19%. D’après l’Insee, c’est notamment lié à la composition des populations résidants dans ces régions défavorisées.

Sans surprise, mieux vaut être cadre ou exercer une profession libérale pour s’assurer un meilleur niveau de vie. Selon l’étude, les profession "intellectuelle supérieure" bénéficient d’un niveau de vie moyen presque deux fois supéreiur à celui des ouvriers ou des retraités, avec 3 165 euros mensuels. Les retraités, eux, compenseraient leur faibles pensions avec des revenus du patrimoine plus forts, souvent additionnés à des charges familiales faibles. La configuration familiale joue effectivement un rôle considérable dans la pauvreté d’un ménage. L’étude constate que, d’une manière générale, "le niveau de vie diminue en moyenne lorsque le nombre d’enfants augmente". Un ménage comportant deux adultes et trois enfants bénéficie en moyenne de 1 661 euros mensuels. A l’inverse, seuls 6% des couples vivants sans enfants sont concernés par la pauvreté monétaire.

Si les inégalités de revenus entre les hommes et les femmes sont très marqués, les différences de niveau le sont souvent moins, indique l’étude. C’est notamment du au fait que "la faiblesse des revenus individuels peut être compensée par les revenus du conjoint ou les revenus du ménages (revenus du patrimoine, prestations sociales)". Cependant, les différences existent. Les femmes, par exemples, vivent plus souvent sous le seuil de pauvreté que les hommes (14,6% contre 13,7%) et ce, quelque soit la tranche d’âge.

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