Dénonciation et action. l'UFC-Que-Choisir saisit le Conseil d'Etat à propos du compteur Linky.
AFP

Linky devant le Conseil d’Etat : sanctionner l’inaction du gouvernement

Saisie de la plus haute juridiction administrative. Pour dénoncer la non-installation de l’affichage en temps réel de la consommation électrique pour les ménages précaires équipés du compteur Linky, L’UFC-Que-choisir  a annoncé ce mardi 29 janvier avoir saisi le Conseil d’Etat.

La cause ? Le non-respect des délais. L’association de défense des consommateurs indique en effet que "la date butoir pour la mise en place gratuite des afficheurs déportés pour les ménages précaires, exigée par la Loi de transition énergétique, a expiré depuis près d’un mois".

Déjà repoussé d’un an, cet élément, installable dans n’importe quelle pièce de la maison, doit permettre de suivre en direct la consommation d’énergie pour mieux la maîtriser. Le but étant de pouvoir réduire sa facture.

Problème, l’afficheur déporté est soumis à la publication d’arrêtés "qui n’ont toujours pas été publiés par le ministère". "Pour sanctionner l’inaction gouvernementale défavorable au pouvoir d’achat des Français", l’UFC-Que-Choisir enjoint donc l’Etat "d’adopter dans les plus brefs délais les textes manquants", a-t-elle précisé.

Linky devant le Conseil d’Etat : demande d’informations plus claires

A la suite du lancement de la pétition "Linky : refusons de payer pour Enedis", forte de 300 000 signataires, l’association somme le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, d'informer "sur les suites données aux travaux engagés en juin 2018" par son prédécesseur Nicolas Hulot.

A l’époque, il avait étudié "les possibilités d’évolution des modalités de rémunération" de l’entreprise Enedis pour la pose des Linky.

Comme le rappelle 20 minutes, il prenait appui sur un rapport de la Cour des comptes. Une surmage de 500 millions d’euros avait alors était dénoncée.

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