Les pickpockets ne se contentent plus d'attendre les touristes dans le métro. Désormais ils agissent directement dans les hôtels ainsi que le raconte Le Parisien.
(Illustration)Istock

"Rats d’hôtels" : des pickpockets pas comme les autres

Paris reste l’une des villes les plus visitées au monde lors de la saison touristique et constitue donc un parfait terrain de jeu pour les pickpockets. Or, comme le relate Le Parisien, ils ne se contentent pas d’opérer dans le métro ou dans les rues bondées, certains interviennent directement dans les hôtels. C’est ce que les professionnels du secteur appellent les "rats d’hôtel".

Ils se manifestent selon plusieurs techniques mais toutes consistent à pénétrer directement dans le lieu d’hébergement. Par exemple, comme le raconte une victime citée par le quotidien local, un homme s’est mêlé à un groupe de touristes attendant dans le hall d’un hôtel, personne n’a rien remarqué, il est reparti avec plusieurs bagages. D’autres réservent carrément des chambres sous un faux-noms et font la tournée des voisins en démontant au passage les serrures à cartes magnétiques. Bagages et coffres-fort ne leur résistent pas. 

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"Rats d’hôtel" : l’inquiétude du secteur du tourisme

Ces pickpocket ne se refusent rien et opèrent dans les quartiers les plus riches de la capitale, mais pas seulement. "Ils vont dans les complexes hôteliers, à Paris, mais également dans ceux de villes en banlieue comme Courbevoie ou Vincennes, où il y a aussi des touristes", raconte un c ommissaire de la Brigade de répression du banditisme au Parisien. Selon les forces de l’ordre, très organisés ces rats d’hôtel enchaînent alternent entre différentes grandes villes d’Europe. Ils n'ont par ailleurs rien de nouveau : en 1996 Libération racontait déjà la phobie que nourrissent les palaces pour les "rats d'hôtel". 

Depuis toutefois le groupe spécialisé dans la répression des vols aggravés a réussi a mieux les appréhender et travaille en étroite collaboration avec le secteur hôtelier français mais aussi avec les autorités étrangères. "Récemment, on a eu le cas d’un binôme, qui s’introduisait dans des chambres d’hôtels avec des tournevis et repartait avec le magot, raconte. Le duo était connu des services de police mais à l’étranger", précise ainsi le commissaire.

Le secteur du tourisme, lui, tente tant bien que mal de compenser la mauvaise réputation qu’entraîne ce genre d’opération. "Ca nous coûte très cher en termes de réputation", note un employé d’un trois étoiles du 17e arrondissement.

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