Depuis la moitié du 19ème siècle, la République est solidement installée en France, et si la monarchie et l’empire ne sont plus en place, cela ne les empêche pas d’avoir des héritiers. 

"Des monuments-vivants", "l’Histoire de France vivante", c’est avec ces mots que le journaliste et historien Philippe Delorme évoque aujourd’hui les héritiers des rois et empereurs de France. Ils sont au nombre de trois.

La branche Orléaniste

 

  

Le premier et celui désigné comme le plus légitime est Jean d’Orléans, duc de Vendôme, fils d'Henri d'Orléans, conte de Paris. Résidant à Dreux avec sa femme, il est papa de quatre enfants. "Il a travaillé dans une banque, mais aujourd’hui il s’investit surtout sur le plan local. Il a créé une association, Gens de France. La contesse de Paris lui a légué une petite partie de son héritage ce qui a fait de lui un propriétaire de terres et de forêts", détaille Philippe Delorme.

Point histoire : La branche d’Orléans a pu accéder au trône après la mort du dernier des Bourbon ainés et descendants de Louis XIV, le comte de Chambord en 1883. Il n’avait pas d’enfant. "Si la quasi-totalité des royalistes a reconnu la branche d’Orléans, certains ont nourri une forme de haine à leur égard, c'est notamment la faute à Louis-Philippe Ier, roi des Français". En cause, la prise de pouvoir par Louis-Philippe, qui après que son cousin Charles X soit renversé en 1830 pendant les Trois Glorieuses, s’empare du trône. Son père Philippe Egalité est également un personnage controversé au sein des monarchistes puisqu'il avait voté la mort du roi Louis XVI pendant la Révolution française. 

Louis-Philippe et ses descendants sont donc considérés comme des usurpateurs par certains qui sont allés chercher un roi de France dans la branche espagnole. "C’est à partir des années 60 et 70, quand le vieux comte de Paris, mort en 1999, a pris des positions légèrement de gauche et proches de De Gaulle, que certains royalistes, très nationalistes et antigaullistes sont allées chercher le prince espagnol". 

La branche Bourbon en Espagne

  

Cette branche espagnol, c'est l'"un des petits-fils de Louis XIV, Philippe duc d’Anjou était devenu Philippe V d’Espagne, qui avait fondé la maison royale d’Espagne et avait perdu ses droits au trône de France". Aujourd’hui l’héritier de cette branche-là est le prince Luis Alfonso, aussi appelé Louis XX. Agé d’une quarantaine d’années, il vit principalement à Madrid mais se rend très souvent aux Etats-Unis. Il dispose d’un passeport espagnol mais également d’un passeport français puisque sa grand-mère paternelle avait des origines françaises, explique Philippe Delorme. Il a épouse la fille d’un banquier vénézuélien.

Le descendant de Napoléon

 

 

"C’est le prince Jean-Christophe Napoléon. Il a fait des études supérieures de marketing, c’est un homme de son siècle, très ancré dans le moderne. Il a travaillé à New York dans une banque, il ne fait pas vraiment de politique et je ne pense pas qu’il ait des ambitions. Simplement il assiste à des cérémonies historiques en lien avec Napoléon. Il n’y pas de parti bonapartiste avec des gens qui militeraient pour l’instauration d’un empereur. S’il y a des gens qui militent pour cela, cela reste de l’ordre du folklore", détaille Philippe Delorme. Un de ses aïeux était le frère de Napoléon Ier. 

Des droits et des avantages ?

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Les titres que portent aujourd’hui les prétendants à la couronne de France ne leur donnent aucun droit. "Il n’y pas de privilège associé, ce sont des titres de courtoisie. Ils peuvent le faire porter à l’Etat civil mais cela n’a pas de valeur juridique", précise Philippe Delorme.

Les héritiers n’ont que l’héritage de leurs parents qui n’est pas forcément aussi élevé qu’on le pense : "ce sont de plus en plus des gens ordinaires".

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mots-clés : Monarchie, Royauté

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