L’homme de 69 ans a été arrêté mardi. Il est soupçonné d’être à la tête d’une filière djihadiste, et le mentor de plusieurs terroristes, dont Mohamed Merah.

Olivier Corel, un Français d’origine syrienne de 69 ans, a été condamné ce mercredi à 6 mois de prison avec sursis pour détention illégale d’un fusil de chasse.

Mais il ne s’agit pas d’une simple affaire de droit commun, car Olivier Corel, dit "l’Emir blanc", est soupçonné d’être à la tête d’une filière djihadiste. C’est ainsi que, dans le contexte des attentats et de l’état d’urgence, le domicile du vieil homme à la barbe blanchissante a été perquisitionné la veille, en Ariège (Midi-Pyrénées).

Et les forces de l’ordre n’y sont pas allées de main morte : une soixantaine de gendarmes et deux hélicoptères ont ainsi été mobilisés, signe que l’homme est pris au sérieux. Interpellé, l’homme a finalement été condamné à l’issue d’une comparution immédiate au tribunal de Foix.

Le cerveau d’une cellule djihadiste

Mais le motif de la condamnation d’Olivier Corel – détention sans autorisation d’une arme de chasse – peut paraître anecdotique au vu des faits qui lui sont reprochés. Car "l’Emir blanc" comme on le surnomme, est soupçonné d’être le cerveau d’une cellule djihadiste dans laquelle sont passés entre autres Fabien Clain, djihadiste français parti en Syrie qui a revendiqué les attentats du vendredi 13 novembre, ou Mohamed Merah.

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En réalité, Olivier Corel s’appelle Abdel Ilat al-Dandachi et est d’origine syrienne. Il a francisé son nom au moment de sa naturalisation au début des années 1980, après avoir posé ses valises à Artigat (Ariège) en 1973. C’est au début des années 1990 que son nom commence à apparaître sur les radars des renseignements intérieurs. Le prédicateur dispense alors un islam radical à de jeunes musulmans de la région qui deviendront tristement célèbres : Fabien Clain, Mohamed Merah, son frère Abdelkader actuellement en prison, ou encore Sabri Essid, l’un des bourreaux de l’Etat islamique en Syrie.

Inquiété à deux reprises, mais jamais condamné

Malgré son radicalisme et son prosélytisme, l’homme âgé aujourd’hui de 69 ans n’a jamais été condamné. Il a seulement été inquiété à deux reprises : dans les années 2000 dans une affaire de filière toulousaine d'acheminement de djihadistes en Irak, et quelques années plus tard dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Merah. A chaque fois, il bénéficiera d’un non-lieu.

Depuis, le vieillard vit de manière discrète dans sa maison (sans être assigné à résidence) et subsiste de la vente de poteries et fripes sur les marchés locaux.

Vidéo sur le même thème : État d'urgence : qui est Olivier Corel, "l'émir blanc" ?

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