Au cours de son troisième jour de procès pour le meurtre de Farida Hammiche, Michel Fourniret a une fois de plus montré son vrai visage. Titillé par un des avocats, le tueur en série est sorti de ses gonds... 
AFP

Quand Fourniret explose de colère dans le box des accusés : "Vous ne me faites pas peur mon garçon !"

La cour d’assises de Versailles a accueilli, ce jeudi 15 novembre, le troisième jour de procès de Michel Fourniret et Monique Olivier pour le meurtre de Farida Hammiche. Si le premier jour il était question d’aborder la personnalité du violeur et tueur en série, cette fois ce sont les circonstances du crime et de la mort de la jeune femme de 30 ans qui ont été abordées, rapporte BFMTV.

L’assassin a adopté le même comportement que lors de sa première intervention. Jouant d’abord la carte du vieillard affaibli avant de laisser sortir sa colère. Une fois de plus c’est lors d’un échange avec Maître Didier Seban, l’avocat du mari de la victime, que Michel Fourniret s’est emporté.

Poussé dans ses retranchements sur le déroulement du meurtre, l’accusé lui a lâché : "Vous ne me faites pas peur mon garçon ! Je vous connais !". En effet, les deux hommes se connaissent, en 2008, lors de son procès à Charleville-Mézières (Ardennes), le pédophile l’avait traité de "petit avocat de merde", rappelle BFMTV.

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Quand Fourniret explose de colère dans le box des accusés : "Vous salissez tout ce que vous touchez"

"Vous salissez tout ce que vous touchez. Qu’est-ce qui est plus important, la vie humaine ou un stock d’or ? La vie d’une femme ou récupérer de l’argent ?", interroge Maître Seban qui cherche à faire céder l’ogre des Ardennes.

"Vous avez peur qu'on la découvre nue ? Attachée ? Alors pourquoi vous ne nous donnez pas le lieu ? Vous le savez depuis le départ. C'est un meurtre spécial, c’est le meurtre de la femme d’un ami", poursuit l’avocat. Il n’en fallait pas plus pour faire bondir Michel Fourniret dans son box qui hurle alors : "Si je l’avais le lieu, je vous le dirais !"

Le tueur ne donnera pas plus de précisions jouant la carte des pertes de mémoires et des absences de "souvenance" sur les faits, expression qu’il avait souvent à la bouche. Tout en restant flou sur des événements qui se sont "vraisemblablement" produits.

Michel Fourniret explique qu’il est disposé "à faire carburer [ses] quelques méninges pour répondre". Cependant, il ne sait pas "ce qui peut en découler". Allant même jusqu’à demander de lui-laisser une carte pour l'aider à se souvenir où il a dissimulé le corps de Farida Hammiche.

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