Compte tenu de la politique du gouvernement brésilien, le pays pourrait devenir un nouveau foyer de l'épidémie. Pour le président Jair Bolsonaro, le coronavirus ne nécessite aucune mesure de confinement.
Pourquoi vous devriez vous méfier du Brésil Rio de Janeiro - Caricature de Jair Bolsonaro portant un masqueAFP

Ce n'est rien d'autre qu'une "petite grippe". Jair Bolsonaro, le président du Brésil, fait partie de ces chefs d'Etat qui minimisent l'impact de la maladie, indique Le Parisien. Si certains, comme Rodrigo Duterte, appliquent des confinements bien trop durs et ordonnent à leurs policiers de tirer à vue, d'autres préfèrent privilégier l'activité économique du pays. "Le Brésil ne peut pas s'arrêter", fait cependant valoir son chef d'Etat dans une vidéo officielle diffusée sur les réseaux sociaux. Et ce, quoiqu'il en coûte.

Pour l'heure et au vu des statistiques connues, force est de constater que le Brésil n'est pas encore le pays le plus touché. Le mardi 31 mars, l'Institut Oswald-Cruz dénombrait 5 717 cas et 201 morts. Mais faute de mesure ces chiffres pourraient bientôt exploser, s'inquiètent les chercheurs brésiliens, contactés par le quotidien régional. Et pour cause ! De tels dispositif de distanciation sociale entreraient en contradiction direct avec la volonté du président qui, il y a quelques mois, insultait Brigitte et Emmanuel Macron. "Que devons-nous faire ? Remettre les gens au travail. Protéger les aînés, ceux qui ont des problèmes de santé. Mais rien au-delà, au contraire", a insisté l'homme d’État.

Un secteur hôspitalier ravagé

En vérité, même si Jair Bolsonaro changeait d'avis, la situation brésilienne resterait inquiétante fait valoir Le Parisien. C'est que les moyens sanitaires sont limités et pourrait avoir beaucoup de mal à prendre en charge ses malades.

"Le système de santé unifié (SUS) est désormais très limité à cause des baisses de budgets, de capacité et de personnel. Des chercheurs assurent qu'il faudrait des milliers de lit de plus dans les hôpitaux et en soin intensif", s'inquiète Maria Yury Ichihara, vice-coordinatrice du Cidacs, le centre collectant des données pour l'institut.

Ce gonfleur que tout le monde s’arrache est en solde ! Utilisez le code SOLDES30 !

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.