Une démarche tout à fait insolite mais qui fonctionne ! Dans certains départements de France, des vignerons ont enterrés des slips en cotons, en voici la raison.
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L’expérience peut paraître complétement farfelue mais porte ses fruits. Dans l’Hérault, une dizaine de slips en coton bio ont été déterrés par les vignerons ce 20 juin. Ils ont tous dit oui à l’opération "breakslip", née aux Etats-Unis, selon Sud-Ouest.

Cette démarche consiste à vérifier l’état bactérien et microbiologique des sols, explique 20 Minutes. Le procédé est très simple : il faut se munir d’un slip 100% coton de taille XL qui contient un petit élastique. La culotte doit ensuite être enterrée à 20cm de profondeur dans le sol d’une vigne, et ce pendant trois mois. Enfin, une fois le sous-vêtement déterré, il s’agit de constater son état.

"Sur certains slips il ne reste que l'élastique et l'étiquette, d'autres sont en partie mangés, certains sont humides et moisis, d'autres secs, le taux de dégradation varie parfois à quelques mètres d’intervalle", a fait remarquer Jackie Galabrun-Boulbes, vice-présidente de la métropole de Montpellier chargée de l'eau et de l'assainissement à France Bleu.

Et de poursuivre "la bonne surprise c'est que globalement, les slips sont très dégradés, ce qui veut dire que la qualité des sols est bonne". Les résultats complets des analyses seront révélés d’ici fin octobre, début novembre. Les vignerons en sauront davantage, notamment au sujet de l’état d’humidité de leur sol.

Slips en coton dans les vignes : même expérience en Dordogne

En même temps que les vignerons héraultais, les viticulteurs de Dordogne se sont prêtés au jeu du slip ; ils les ont déterrés simultanément. Même constat de leur côté, "les champignons, les vers, les bactéries se sont nourris du coton bio, ne laissant que l'élastique et le petit nœud rose en synthétique", détaille France Bleu.

Les résultats sont très encourageants pour la plupart des participants. "Ça prouve que le sol fonctionne très bien, que les bactéries font leur travail et qu'elles le feront en cas de difficulté climatique", a déclaré Nicolas Fedou, chargé de mission climat à la chambre d'agriculture de la Dordogne.

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