Une altercation mouvementée entre un CRS et un manifestant en fauteuil roulant fait polémique, depuis samedi. Planet fait le point sur ce qu'il s'est vraiment passé. 
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Bousculade entre un CRS et un manifestant en fauteuil roulant : Un échange musclé

Publiée par un internaute samedi 8 décembre, une vidéo intitulée "A Bessan, voilà comment ils traitent les gens" a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Visionnée près de 10 millions de fois, elle montre un échange musclé entre un homme en fauteuil roulant et un gendarme mobilisé à Bessan (Hérault) pour l’acte IV des “gilets jaunes”. Le premier s'est même retrouvé à terre.

D’après BFMTV, tout a commencé lorsque deux CRS soulèvent le manifestant assis sur son fauteuil afin de “dégager la route”. N’arrivant pas à avancer, celui-ci se retrouve coincé sur un terrain boueux. Instinctivement, l’un des “gilets jaunes” vient l'aider. C’est alors qu’un des gendarmes, le regard fixé sur le jeune homme, se penche et aperçoit une matraque dans le dos de celui-ci : "Il est armé", "Matraque les gars, attention".

Réaction immédiate du militaire qui amène à une bousculade entre eux deux. L’homme en fauteuil finit par tomber au sol. Indigés et choqués, des manifestants se précipitent pour lui venir en aide, mais sont instantanément repoussés. Pour éviter tout débordement, les forces de l'ordre encerclent alors le jeune homme à terre.

Mise à part la réaction d’un des CRS, ses autres collègues ne semblent pas préoccupés par la situation du concerné. Un gilet jaune finit toutefois par le rejoindre lui permettant de regagner son fauteuil, alors qu'à côté l’un des manifestants lâche : “On vous respecte nous”.

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Bousculade entre un CRS et un manifestant en fauteuil roulant : la Gendarmerie Nationale apporte des précisions sur le déroulé des faits

Dans un communiqué publié sur Twitter, la porte-parole de la Gendarmerie Nationale a apporté des précisions sur cet évènement.

Elle assure que la personne en fauteuil roulant représentait “un danger pour elle-même et les usagers”. Par ailleurs, elle ajoute que l’homme s’est montré “insultant” vis à vis des forces de l’ordre, refusant toute “coopération” malgré des “invitations répétées”.

Selon la Gendarmerie, l’homme était "défavorablement connue au plan local ainsi que de la documentation judiciaire".

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