La ministre de l’Education nationale considère que l’équipe du collège de Charleville-Mézières a fait preuve de "discernement" en interdisant l’accès à une jeune fille qui portait une jupe trop longue.

Interrogée au sujet de la polémique survenue dans un établissement scolaire de Charleville-Mézières où une élève a été interdite de cours pour avoir porté une longue jupe noire assimilée à un signe d’appartenance religieuse, Najat Vallaud-Belkacem a exprimé son soutien au collège. "Aucune élève ne peut et n'a d'ailleurs été exclue en raison de la longueur ou de la couleur de sa jupe", a estimé ce jeudi sur RTL la ministre de l’Education nationale.

"La réalité de ce qu'il s'est passé dans cet établissement scolaire c'est que l'équipe pédagogique a fait preuve du discernement qu'on attend d'elle pour juger non pas la tenue mais l'attitude de l'élève", a-t-elle ensuite ajouté. Najat Vallaud-Belkacem a indiqué : "En l'occurrence il a été jugé qu'il y avait du prosélytisme de la part de l'élève et ça n'est pas une exclusion qui a été prononcée mais un dialogue qui a été ouvert avec sa famille".

"Il faut que les équipes puissent juger par elles-mêmes de l'attitude prosélyte ou pas"

"Je note en particulier que sa mère s’est exprimée pour demander à ce que les choses s'apaisent et je crois que c'est important que ce dialogue se fasse avec les équipes, c'est ce qu'on attend d'elles", a poursuivi Najat Vallaud-Belkacem. Avant de conclure : "On connaît la loi de 2004, on sait ce qu'elle interdit exactement en terme de ports ostentatoires de signes religieux. Il faut que les équipes sur le terrain puissent juger par elles-mêmes de l'attitude prosélyte ou pas".

Lire aussi -Najat Vallaud-Belkacem comparée à Nabilla : clash sur RMC

Publicité
Un collège de Charleville-Mézières dans les Ardennes a interdit à deux reprises l’accès à l’établissement à une de ses élèves de 15 ans de confession musulmane durant le mois d'avril. En cause, une longue jupe noire considérée comme un signe religieux ostentatoire. Cette décision a suscité de vives critiques de la part de responsables politiques, en particulier à gauche. "Une décision très grave du proviseur. La jupe ne fait pas partie des signes religieux donc là on assiste à une perversion des principes de la laïcité", a jugé Corinne Narassiguin, la porte-parole du Parti socialiste sur i-Télé, mardi soir.

Vidéo sur le même thème : Sexisme : polémique autour de lycéens en jupe à Nantes

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !

X
Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité