L'homme le plus riche du monde a récemment été victime d'un étrange chantage à la photo intime. Le journal qu'il accuse de le menacer et d'essayer de le faire chanter aurait voulu le pousser à mettre fin à une enquête.

Ce grave chantage aux photos intimes qui vise l’homme le plus riche du monde

Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde, déclare avoir été récemment victime d’un chantage aux photos intimes. Il accuse un hebdomadaire américain pro-Trump : le National Enquirer qui l’aurait menacé de publier des clichés s’il ne renonçait pas à une enquête démarrée fin janvier, indique Le Parisien.

Début janvier, le fondateur d’Amazon annonçait son divorce, après 25 ans de mariage, créant de "l’incertitude sur son empire" rappelle Le Monde. Quelques temps plus tard, le National Enquirer dévoile plusieurs SMS compromettants pour l’homme d’affaire, échangés avec son amante supposée au printemps 2018.

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Jeff Bezos, qui est aussi le propriétaire du Washington Post, envisage la possibilité que l’enquête du tabloïd cherche à lui nuire pour des raisons politiques. Il engage donc des détectives privées pour en apprendre plus sur l’affaire, rapporte le quotidien régional. C’est suite à cette initiative que le propriétaire du National Enquirer, American Media Inc (AMI), aurait menacé le patron d’Amazon. Dans une tribune publiée le 7 février, il révèle les tentatives d’intimidations du groupe : s’il renonce à son enquête, ils n’utiliseront pas les informations dont ils disposent.

Face au refus du milliardaire, l’AMI aurait décidé de le menacer par e-mail. Jeff Bezos en partage des extraits dans sa tribune. Le premier message détaille les informations dont disposerait le National Enquirer, parmi lesquelles figurerait un cliché du sexe de l’homme d’affaire. Le deuxième revient sur les termes du deal proposé et le troisième le menace en cas de diffusion de leurs échanges, explique le créateur d’Amazon.

L’homme le plus riche du monde visé par un chantage aux photos intimes : une affaire à portée politique ?

L’affaire pourrait être plus qu’un "simple" chantage à la photo intime, souligne Le Parisien. En effet, dans le deuxième mail, un juriste du groupe AMI aurait demandé au camp Bezos d’affirmer publiquement n’avoir "aucune connaissance ni base permettant de suggérer que la couverture de AMI était motivée par des raisons politiques ou influencées par des forces politiques", rapporte le quotidien de la capitale.

Le propriétaire du Washington Post semble effectivement penser que ces révélations sur sa vie privées pourraient "avoir un lien avec l’hostilité qu’affiche Donald Trump" à son égard…