Depuis deux ans, les Français cohabitent avec les militaires en faction, via le dispositif Sentinelle. Si les citoyens croisent quotidiennement les soldats, peuvent-il interagir avec eux ? Planet a la réponse. 

Ce vendredi, la force Sentinelle a une nouvelle fois été prise pour cible. C'est la septième fois depuis sa mise en place au lendemain des attentats de janvier 2015. Un homme armé d’un couteau a agressé un militaire en patrouille dans la station de métro Châtelet, à Paris. L’assaillant a rapidement été maîtrisé mais la tentative d’agression interroge sur la cohabitation des soldats et de la population dans l'espace public. Alors, peut-on interagir avec les soldats en faction ? 

Contacté par Planet, les services du gouverneur militaire de Paris (GMP), en charge de Sentinelle en Ile-de-France, nous ont assuré que les militaires pouvaient dialoguer avec les citoyens, sous réserve de rester attentifs : "Les militaires doivent faire preuve d’une vigilance de chaque instant. Tout en restant centrés sur leur mission, ils entretiennent des liens étroits avec la population à partir du moment où la vigilance du groupe reste de rigueur." Il est donc tout à fait possible d’aborder les soldats en faction, ne serait-ce que pour leur demander une information pratique.

Pas de photo avec les touristes

Pour les services du GMP, le contact avec la population est même indispensable : "Nos militaires patrouillent au cœur de la vie de la cité. Le contact avec la population permet une meilleure compréhension de l’environnement ce qui est un élément déterminant pour l’efficacité de la mission."

Cependant, s’il vous vient à l’idée de faire une photo avec les soldats, n’y comptez pas : cela leur est strictement interdit. "Pour des raisons de sécurité notamment liées à la vigilance dont nos militaires doivent faire preuve à chaque instant, il ne leur est pas permis de faire des photos souvenirs avec des touristes.", nous a confié le GMP. 

"Une phase de préparation spécifique"

Initialement engagés pour deux mois dans l’opération Sentinelle, les militaires peuvent être amenés à y prendre part plus ou moins longtemps "pour des raisons opérationnelles". Les soldats du dispositif ne présentent pas de profil particulier mais suivent néanmoins "une phase de préparation spécifique". "Le soldat engagé dans l’opération Sentinelle, qu’il soit issu des forces d’active ou de Réserve, est avant tout un combattant engagé au service de la protection du territoire national et des français. Il s’agit de soldats physiquement aguerris et aptes à servir en tout temps et en tout lieu.", nous a précisé le GMP.

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Ce vendredi, la ministre de la Défense, Florence Parly, a indiqué sur Europe 1 qu’elle souhaitait modifier le dispositif Sentinelle pour le rendre "plus flexible, plus mobile, moins anticipable". Par ailleurs, les effectifs ne seront pas réduits : "Il n'y aura pas de militaires en moins.", a affirmé la ministre. 7000 soldats sont actuellement déployés sur le territoire dans le cadre de l'opération. 

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