Un chauffeur routier a trouvé un moyen de passer les péages sans avoir à payer. Mais ce subterfuge n'est pas sans conséquence …
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Face à l’augmentation du prix des péages, un chauffeur routier Roumain a joué de ruse pour s’acquitter de ce montant révèle Sud-Ouest. Malheureusement, les caméras de surveillance l’ont trahi. Après 94 passages entre novembre 2015 et mars 2019 selon le réseau Vinci-ASF, le chauffeur livreur a comparu le 30 avril dernier devant la justice.

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"La barrière se dégonde pour éviter le choc ou créer un accident"

Pour faire des économies de péages, un routier a déniché une astuce. S’approcher de la barrière, la toucher jusqu’à temps de provoquer son ouverture. "Si une voiture arrive trop vite ou a un problème de freins, la barrière se dégonde pour éviter le choc ou créer un accident", explique Vinci autoroutes au magazine Capital

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Condamné en 2015 par le tribunal de Pau pour ne pas s’être acquitté de 10 000 euros de péages sur l’autoroute A64, le chauffeur a récidivé. Mardi 30 avril, c’est au tribunal de Bayonne qu’il a été entendu. Cette fois-ci pour 75 passages frauduleux entre novembre 2015 et février 2017 sur l'autoroute A63 ainsi que 19 escroqueries commises entre décembre 2017 et mars 2019 à bord de son camion. Les préjudices sont évalués à 11 300 euros.

 Six mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende

Le routier n’a pas cherché à nier les faits. Lors de l’audience, son avocate a pourtant demandé la relaxe pour les 75 premiers passages. Elle s’appuie sur le fait que le véhicule utilisé pour commettre ces infractions n’était pas le sien.

Elle ajoute que l’amende doit être proportionnelle au salaire qu’il touche dans son pays. "En Roumanie, il gagne 300 euros par mois. Il a réussi à en consigner 2000. Si vous lui infligez une amende, qu’elle soit plus proportionnée que 15 000 euros !" 

La procureur requiert une peine de 6 mois de prison avec sursis, 15 000 euros d’amende, ainsi que la confiscation du fourgon. Problème, celui-ci a été revendu en Roumanie avant l’arrestation du conducteur. "C’est vrai que le nouveau propriétaire n’est pas très content" déclare le prévenu lors de l’audience. Le délibéré sera rendu le 28 mai.