La vie est belle et la victoire encore plus : l’équipe "de France" – de foot – a gagné, sans contestation possible ; certes, elle a eu un peu de chance mais ne boudons pas notre bonheur : tous ses matchs ont été intenses et on n’a pas cela tous les ans. La liesse est nationale, toutes "religions" confondues, et le retour à Paris sera grandiose.

Certes, Kylian Mbappé est le seul joueur de cette "équipe de France" à jouer dans un club français, mais, bon, c’est comme ça ; certes, si on fait la somme des coûts des joueurs, cette équipe est la plus chère du monde et leurs salaires sont en conséquence ; mais, de Mbappé à Lloris, en passant par Griezman, Pogba et bien d’autres, nombre de ses joueurs ont une tête et un comportement sympathiques : pourvu que cela dur ; à ce sujet, merci pour un carton jaune mérité – en "faveur" de Kylian - qui est venu, fort à propos, rappeler que c’est aussi sur ce terrain-là que l’on attend les dieux du stade. Je dois avouer que la main de Thierry Henry m’est restée au travers de la gorge : et pourtant, Thierry a vraiment une "belle gueule".

Et Didier Deschamps : quand on a atteint les sommets, le Moloch médiatique exige encore plus ; il est alors prudent de changer de théâtre : Zinédine Zidane l’a bien compris ; prendre la place de Didier serait une excellente opération pour les deux ; d’ailleurs, Didier Deschamps lui-même a préparé ce transfert médiatique ; que fera-t-il ensuite ? Il écrira, ou fera écrire, ses "Mémoires" : on lui souhaite autant de succès qu’à un dénommé François Hollande ; espérons qu’il saura y rester modeste : c’est une qualité tellement appréciable sous l’ère Macron.

Et notre Président, justement : la victoire de la France va certainement lui apporter un peu de baume sur ses plaies ; ce triomphe devrait suffire pour faire oublier l’inutilité, voire la nullité, de son discours devant le Congrès. Mais ce souvenir de vacances va laisser place, à la rentrée, au "principe de réalité" ; jusqu’ici, les seules actions "réussies" d'Emmanuel Macron furent en faveur des très riches, lesquels, évidemment, se sont bien gardés d’en faire bénéficier les moins riches ; dans un tel contexte, comment notre Président pourrait-il, « en même temps », faire des économies et faciliter la vie des moins fortunés ;  les ouvriers de Fiat, moins à plaindre que les chômeurs, sont en grève contre le coût du transfert de Ronaldo : une situation à méditer.

Bonnes vacances tout de même ; vive la République et vive la France !