Comment se passe l'impression 3D d'un masque ?

Pour pouvoir produire ces masques et ces visières de protection, Remy s'appuie donc sur les patrons réalisés par d'autres "makers" et déposés en accès libre sur les plateformes prévues à cet effet. "Les dessins 3D qui sont uploadés sur ces sites sont protégés mais leur utilisation est généralement libre de droit, à condition de faire don des masques et des écrans faciaux. Nous les distribuons gratuitement aux hôpitaux : il s'agit d'épauler nos soignantes et nos soignants, évidemment pas de faire du profit", poursuit-il. Un processus néanmoins couteux en plastique pour celles et ceux qui ont la possibilité d'imprimer ces masques-boucliers. C'est pourquoi Visière Solidaire a prévu un système de don  sur son site, visant à financer le plastique et permettant à tous les citoyen n'ayant pas d'imprimante de participer s'ils le souhaitent à cette initiative.

Comment se passe l'impression 3D d'un masque ?

L'imprimante 3D de Remy et une série de visières à livrer

Et lui de décrire le processus de conception : "En pratique, l'impression d'une visière dure environ trente minutes par modèle, auxquelles il faut ajouter les quelques minutes d'assemblage. Plus on travaille vite, moins la qualité du produit final est bonne donc il faut nécessairement faire des arbitrages pour pouvoir approvisionner les hôpitaux dans le besoin". "En théorie, une fois l'impression lancée, la machine fonctionne toute seule, mais il est important de garder un œil dessus, sans quoi il arrive qu'on ait des ratés", ajoute le Parisien.

Les masques, qui peuvent prendre entre 2 et 5h d'impression selon le modèle et l'imprimante, et les visières que Remy réalise sont produits à base de PLA un plastique conçu pour ce type d’ingénierie. "C'est un matériau dit dégradable. En condition de laboratoire, il n'est pas sensé avoir d'impact particulièrement négatif sur l'environnement. Sans être biodégradable, il n'est pas pour autant durable", explique l'imprimeur 3D.

En tout et pour tout, avec l'ensemble des forces mobilisées par le réseau Visière Solidaire, 175 000 à 200 000 écrans faciaux ont été produits depuis le début de l'épidémie de coronavirus. Et c'est sans compter les autres organismes qui existent et travaillent de leurs côté, ainsi que les entreprises spécialisées dans l'impression 3D qui "font feu de tout bois", nous indique Remy. "Seuls, on n'arriverait à rien. Le collectif compte énormément", juge-t-il. Avant de se réjouir : "Ainsi, on emploie notre énergie à quelque chose de constructif et on peut filer un coup de main. C'est le plus important".

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