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Pourquoi imprimer des visières de protection plutôt que des masques ?

Une question demeure néanmoins : les protections que fournissent Remy et les autres makers sont-elles réellement efficaces contre le coronavirus Covid-19 qui nécessite la mise sous cloche du pays depuis la mi-mars ? Qu'en pensent les soignants qui en profitent ? "Elle sont ravies", assure le Parisien qui livre régulièrement les hôpitaux déjà évoqués. "Les infirmières sont super contentes. Elles sont déjà très motivées mais j'ai vraiment le sentiment que ça gonfle leur moral", raconte-t-il, non sans rappeler que ces protections ne sont certes pas agréées mais "reconnues et acceptées par les soignants qui les utilisent". "Nous sommes parrainés par le professeur Axel Kahn", ajoute-t-il d'ailleurs.

Pourquoi imprimer des visières de protection plutôt que des masques ?Deux des soignantes équipées par Remy, tous droits réservés

Deux des soignantes équipées par Remy

"Lors de ma première livraison, les médecins et les infirmiers venaient de recevoir des ponchos en plastique en provenance d'un établissement comparable au parc Astérix ou au Puy-du-Fou, à mettre par dessus leur blouse pour se protéger du virus. Depuis le début de l'épidémie, il n'y a pas toujours le choix et on fait avec ce que l'on a", résume-t-il encore, non sans rappeler néanmoins toute l'utilité que peuvent avoir les écrans faciaux : s'ils ne remplacent pas les masques chirurgicaux, ils font office de bouclier contre les éternuements, les quintes de toux ou les postillons, tous vecteurs du virus. "C'est un véritable pare-brise", commente-t-il. Un outil complémentaire, qui peut être nettoyé et qui est simple à retirer sans se mettre soi-même en danger.

C'est loin d'être son seul avantage : contrairement au masque, la visière de protection n'est pas très compliquée à imprimer. Par conséquent, il est possible d'en réaliser en plus grande quantité, et donc de répondre aux besoins des corps médicaux et paramédicaux. "Au total, sans trop brusquer la machine, je peux en imprimer entre vingt-cinq et trente par jour. Si j'en faisais plus, je risquerais d’abîmer mes imprimantes et, compte tenu du contexte actuel, ça serait difficile à réparer. Je préfère assurer une production continue plutôt que de courir un sprint", déclare le francilien. "En revanche, si je reprenais l'impression de masques... Je pourrais en produire deux ou trois dans la journée", nuance-t-il.

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