Jean-François Kahn a confié les profondes inquiétudes qui habitaient son frère, le généticien Axel Kahn, avant son décès. Face à la pandémie, il était très inquiet de l'émergence de "tendances antivaccin".
 Mort d'Axel Kahn : cette peur sur la pandémie qui le "tourmentait" AFP

C'est une peur qui le tourmentait beaucoup avant son décès.Axel Kahn est mort le 6 juillet dernier des suites d'un cancer. Deux jours après ses obsèques, célébrées en la collégiale de Mussy-sur-Seine le samedi 10 juillet, son frère Jean-François Kahn s'est livré à LCI sur ses sentiments à l'approche de son décès. S'il avait impressionné tout le monde par sa dignité et son courage peu avant son décès, l'ancien président de la Ligue contre le cancer n'en restait pas moins préoccupé par les autres et par la société. "Il y a quelque chose qu'il a très, très mal vécu, il l'a dit d'ailleurs, qui le tourmentait à un point qu'on n'imaginait pas, qui est à l'occasion de la pandémie… la découverte d'un retour d'irrationalité très, très forte", a confié le grand-frère du généticien.

Axel Kahn : inquiet des"tendances antivaccin"

Selon le journaliste, Axel Kahn était très inquiet de l'émergence de "tendances antivaccin". "C'en était une [inquiétude] énorme, il y avait toutes les dimensions complotistes", révèle Jean-François Kahn. En septembre 2020 sur France Culture, le généticien fustigeait déjà "la brochette d'abrutis qui disent que rien ne se passe, alors que le nombre de morts a été multiplié par 6 à 7 depuis deux mois". En avril dernier, Axel Kahn assurait que la technologie de l'ARN messager constituait une "note d'espoir pour la totalité du champ de la thérapeutique". Il avait d'ailleurs annoncé un appel d'offres à venir pour "mettre au point des méthodes innovantes de lutte contre le cancer utilisant l'ARN".

Malgré cette inquiétude, Axel Kahn a su profiter de ses derniers instants avec un appétit de la vie inchangé. "La dernière fois que je l'ai vu, je savais que dans trois jours il allait s'endormir. Et lui savait que dans trois jours c'était fini", a confié Jean-François Kahn à LCI. Pourtant, ces moments furent joyeux. "On est restés 1h30 ensemble et pendant 1h10, on n'a pas arrêté de rire aux éclats en évoquant des souvenirs communs. Et pourquoi pas ?". Malgré la maladie qui était incurable, Axel Kahn a même profité des plaisirs de la table seulement une semaine avant sa mort. "Il savait que c’était fini et il m’a demandé de lui apporter une bonne bouteille de Bourgogne, un vieux Comté, des cerises... On a pris un plaisir fou. C'était extraordinaire, à une semaine de la mort, le plaisir qui se lisait dans ses yeux à la vue d'un bon Bourgogne et d'un bon Comté", se souvient son frère le sourire aux lèvres.

Dans son dernier message publié sur son blog le 17 juin dernier, Axel Khan confiait que "le rideau de ce blog est de ce fait maintenant tiré". L'ancien président de la Ligue nationale contre le cancer évoquait déjà sa mort prochaine entouré des siens de manière très apaisée. "La main dans la main des miens qui seront transpercés de mon amour, moi-même nimbé de leur amour, je m’endormirai, ils me verront m’endormir", écrivait-il avec stoïcisme.

Il avait choisi ses obsèques 

Son grand-frère s'est exprimé sur ses dernières discussions avec le généticiende 76 ans. "Il m'a dit 'Je vais mourir, je veux que tu m'aides à choisir la musique des obsèques'",  s'est souvenu pour LCI Jean-François Kahn. Avant sa mort, son petit-frère s'était confié à lui afin de livrer ses dernières volontés sur ses obsèques. "Il est empreint de religieusité. Et il a demandé une grande messe", explique le journaliste. 

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