Paris, une des plus belles villes du monde, attire de nombreux touristes chaque année. Et chaque année, les vols dont ils sont victimes sont, eux aussi, de plus en plus nombreux. Les montres de luxe sont la cible privilégiée des voleurs.

Ce sont les beaux quartiers de la capitale qui font office d’attraction pour les malfrats. Dernier objet phare : les montres de luxe dérobées sur les touristes. Ces montres peuvent valoir, pour certaines, plusieurs dizaines de milliers d’euros.

A l’approche des fêtes de fin d’année, les bijouteries remplissent leur stock afin d’assouvir les besoins de leur clientèle. Les voleurs le savent et en profitent. Pas plus tard que vendredi dernier, 10 personnes ont braqué une bijouterie spécialiste dans la montre de luxe, rue de la Paix, à seulement quelques mètres du ministère de la Justice. La place Vendôme, une des plus luxueuses au monde, est, elle aussi, victime de ces nombreux braquages.

Les bijouteries ne sont pas les seules victimes

Les malfrats ne se contentent pas seulement de se servir chez les commerçants. Ils attaquent, parfois avec violences, les touristes venus visiter la capitale. Ces derniers, souvent naïfs, exposent de manière inconsciente leur richesse. La célèbre avenue des Champs-Elysées est le berceau de ces vols de montres de luxe. Depuis le début de l’année, 70 plaintes ont été enregistrées sur le secteur.

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Les voleurs agissent par groupe de 3 ou 4. Bien habillés, ils se font passer pour des spécialistes de sport, comme le football ou encore le judo, auprès des riches étrangers. Les visiteurs étrangers se laissent facilement distraire, et c'est une fois leur attention détournée que les malfrats opèrent. Mais bien souvent les voleurs ne perdent pas de temps et utilisent la violence, n’hésitant pas à se servir d’armes blanches,  afin d’obtenir ce qu’ils veulent, des montres de luxe notamment.

"La solution est d'augmenter les effectifs"

Luc Poignant, d'Unité SGP-FO (syndicat général de la police), différencie les braquages aux vols dans la rue. Selon lui, les personnes qui agissent ne sont pas les mêmes lors d’un vol sur un passant ou dans une bijouterie. "C'est une chose d'agresser une personne, c'en est une autre de braquer une bijouterie" dit-il. Seul point commun qu’il trouve à ces deux délits est la revente de ces objets précieux : "cela montre qu'il y a un marché pour la revente. L'enjeu, maintenant, c'est de remonter toute la filière et faire tomber le réseau". Selon lui la solution serait d’augmenter les effectifs en ce qui concerne les vols sur les touristes.

Abdel Didouhe, d'Alliance police nationale, partage la même idée. Selon ce dernier "le millefeuille de services sur Paris (…) fait que les effectifs sont saupoudrés partout au lieu d'être concentrés" et affirme, par exemple, que la BAC du VIIIe, qui doit s'occuper de ces vols de montres, ne dispose "que d'une vielle voiture en fin de vie".

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