La France n'a pas souhaité les accueillir. Pourtant un nombre considérable d'entre eux pourraient tout de même gagner l'Hexagone en passant par les Pyrénées... Légalement.
Migrants à bord de l'AquariusAFP

Migrants de l’Aquarius : ils disposent de 45 jours pour demander l’asile en France

Les 630 migrants de l’Aquarius viennent de débarquer à Valence, en Espagne, à la suite d’une crise politique et migratoire européenne sans précédent. L’Italie qui était supposé les accueillir a refusé d’ouvrir ses portes, forçant le navire à accoster sur la côte espagnole. La réaction d’Emmanuel Macron, resté silencieux jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée, a été largement critiquée.

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Pourtant, une majorité de Français estiment qu’il a pris la bonne décision : 56% d’entre eux se sont prononcés contre l’accueil de l’Aquarius dans un port français, indique un sondage OpinonWay pour Public Sénat, Les Echos et Radio Classique.

Malgré le refus de la France d’apporter son secours au vaisseau affrété par l’ONG SOS Méditerranée, qui a accosté dimanche, les migrants à son bord pourront tout de même rejoindre l’hexagone. A leur arrivée en Espagne, ils ont tous reçu un titre de séjour exceptionnel, rapporte Europe 1, de 45 jours. Ils bénéficient donc d’un laps de temps spécifiquement prévu pour pouvoir faire une demande d’asile auprès de Madrid… Ou de Paris. Par ailleurs une mission de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) est attendue à Valence.

Migrants de l’Aquarius : "la France prendra sa part" assure l’exécutif

Dans une interview accordée à France 3 ce dimanche, le porte-parole du gouvernement a expliqué que certains migrants seraient effectivement accueillis par la France. L’exécutif va examiner les situations "au cas par cas" a estimé Benjamin Griveaux. "La France a toujours dit que s’il avait été à proximité des côtes françaises, le droit s’imposerait", a-t-il déclaré en parlant de l’Aquarius. En conséquence, la France "accueillera s’ils répondent aux critères que nous avons fixés dans la loi, la France prendra sa part", a-t-il poursuivi.

Impossible, toutefois, de savoir précisément combien de migrants vont passer les Pyrénées. "Ils viennent d’accoster, ça prend du temps de savoir de quelle nationalité ils sont, à quel titre ils demandent l’asile …" fait valoir le porte-parole du gouvernement. "On va voir quelles sont les différentes situations, les différentes nationalités, ils viennent d’accoster, ça prend du temps, on est sur de l’humain", insiste-t-il ensuite.

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