Marie Cescon a été tuée en 2004. Le principal suspect, son neveu, est accusé d'avoir voulu toucher l'héritage. Acquitté 14 ans après les faits, il est jugé une nouvelle fois.
Meurtre de Pompignac : comment une histoire d'héritage a empoisonné une familleIllustrationIstock

C’est une histoire vieille de seize ans. Alain Laprie est accusé d’avoir tué sa tante, Marie Cescon, le 17 mars 2004. Ce jour là, le corps de l’octogénaire est retrouvé dans sa maison incendiée de Pompignac (Gironde) et le quadragénaire devient le suspect principal de l’homicide. Lui a toujours nié les faits et a été acquitté au bénéfice du doute en novembre 2018. Son procès en appel débute ce lundi 17 février à Angoulême (Charente), une nouvelle page dans un dossier qui a connu de nombreux rebondissements.

Meurtre de Pompignac : une histoire d'héritage ?

Il y a 16 ans, Marie Cescon est retrouvée inanimée par ses voisins dans sa maison, ravagée par les flammes. Elle présente alors une blessure à la tête. Extirpée de la bâtisse, l’octogénaire est inanimée, intoxiquée par la fumée de l’incendie. Elle succombe à ses blessures. La dernière personne à l’avoir vue vivante est son neveu, Alain Laprie, qui avait passé la journée avec elle. Selon Sud-Ouest, en 2018, lors du procès d'Alain Laprie, l’avocate décrit l’octogénaire comme une "femme coquette, de caractère, fatiguée, à la marche diminuée, mais une belle âme". "Elle n’a pas eu d’enfant. Mais elle avait des neveux. Et elle a créé un lien d’amour avec eux, donnant un peu de son argent pour obtenir un regard affectueux de leur part", ajoute-t-elle.

Parmi ses neveux, il y en a un qu’elle préfère : Alain Laprie. Âgé de 48 ans au moment des faits, le chef d’entreprise est alors très proche de sa tante, qu’il invite à chaque Noël. Décrit comme très présent auprès de la vieille dame, cette dernière "en fait son légataire universel" en 1998, un "geste d’amour absolu", selon l’avocate. Mais tout change en 2003, Marie Cescon "est peinée, déçue car son neveu a reçu de l’argent et elle rien en retour. Elle se sent négligée, elle veut changer son testament. Elle le dit, elle rédige un projet. Alain Laprie l’apprend". Comme le précise Le Parisien, Marie Cescon accuse notamment son neveu de lui avoir volé une carte bancaire. 

En 2004, côté finances, le ciel n'est pa sans nuage pour Alain Laprie. Le quadragénaire avait réussi à faire fructifier son affaire mais, après plusieurs années de mauvaise gestion, son entreprise est reprise. D'après Le Parisien, il n'a plus ni salaire, ni contrat. Des problèmes financiers qui s'ajoutent à la liste de ce qui aurait pu le faire passer à l'acte. Lui affirme n'avoir eu que de bonnes relations avec sa tante, qui, selon ses dires, aurait même perdu un peu la tête à ce moment-là. Lors de son procès en 2016, le principal suspect explique : "Je suis totalement étranger à toute cette affaire. Ca fait douze ans que j'ai ce calvaire sur ma tête". Selon Sud-Ouest, plusieurs memrbes de la famille de Marie Cescon se sont constitués partie civile.

Tout accuse Alain Laprie du meurtre de son aïeul mais il nie toute implication. Il ne se confie qu’à une seule personne, son oncle.

Obtenez gratuitement votre guide mutuelle senior 2020 pour réaliser des économies !

Vidéo : Mort d'une fillette d'un an, tuée par sa mère : que s'est-il passé ?

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.