Le procès d'une famille rom de Bulgarie s'ouvre ce mardi à Marseille. Six membres de la fratrie sont accusés d'avoir exploité une équipe de mendiants et une prostituée. Ces derniers étaient tous battus et mal nourris.

Le procès d’une famille de roms s’ouvre ce mardi à Marseille. Six membres ce cette famille de ferrailleurs bulgares sont accusés de traite d’êtres humains. Plus précisément : ils sont soupçonnés d’avoir organisé des activités "de mendicité et de proxénétisme jusqu'en juillet 2013", nous apprend l’AFP.

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Les accusés exploitaient sept de leurs compatriotes

Le "clan", qui serait mené par le père Yordan Hristov, aurait sévi de 2012 jusqu’à son arrestation en juillet 2013. Les membres ont "été interpellés dans un camp rom du XIe arrondissement de Marseille, où ils résidaient", précise l’agence de presse.

Ainsi que le rapporte Le Figaro, le gang était composé du père de famille, de sa compagne, de sa belle-sœur, de ses deux fils (dont l’un est un travesti prostitué) et de la compagne d’un de ses fils.

Nourris avec des restes récupérés dans les poubelles

Agés de 43 à 69 ans, les "esclaves modernes" mendiaient tous les jours de 7h30 à 19 heures. Ces deniers "n’avaient droit pour toute pitance qu’à un café le matin, à 2 sandwiches le midi et à des restes récupérés des poubelles de supermarchés le soir", détaille l'ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel.

Dénoncés par la prostituée qu’ils exploitaient

A côté des mendiants, le "clan" exploitait également une prostituée bulgare. Celle-ci avait été convaincue de rejoindre la France pour se prostituer. Tout comme les mendiants, la prostituée s’est fait confisquer ses papiers dès son arrivée. Elle devait en outre reverser l’intégralité de ses recettes (100 à 200 euros par nuit).

Régulièrement victime de violences, parfois extrêmes (coups de barre, coups portés à mains nues, brûlures de cigarettes), la femme s’était enfuie chez "un client qui s’était épris d’elle", expliquent les enquêteurs. C’est cette dernière qui a porté plainte au commissariat de police en juin 2013

11 670 euros sur le compte en banque du père

Interrogé sur les 11 670 euros en liquide versés sur son compte entre mars 2012 et juin 2013, le père a expliqué qu’il voulait mettre l’argent à l’abri du vol. Selon lui, tous les gains de sa "grande famille" étaient reversés volontairement dans "un pot commun".

Le procès devrait durer jusqu’à ce mercredi.

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