Aux anges après une victoire olympique, attristé après un film tragique… les larmes peuvent tomber à tout moment. Mais pour quelles raisons ?
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Certains se cachent, d’autres l’assument. Qu’importe, il est tout à fait humain de pleurer. Mais d’où viennent les larmes ?

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Pleurer est tout d'abord un phénomène physique

Si les émotions peuvent nous faire pleurer, les scientifiques rappellent qu’il s’agit avant tout d’un phénomène physique. "Les larmes sont nécessaires pour que l’œil reste humide et elles contiennent des protéines et d’autres substances qui maintiennent l’œil sain et permettent de combattre les infections", rappelle Michael Trimble, l'auteur de Why Humans Like to Cry (Pourquoi les humains aiment pleurer), cité par le Huffington Post.

L'expert assure aussi que "pleurer pour des raisons émotionnelles et pleurer en réaction à des expériences esthétiques sont propres à l’humain". Même s'il est vrai que beaucoup d'animaux - comme les crocodiles - versent des larmes.

Il existe trois types de larmes

Il existe trois types de larmes, selon Laurent Bylsma, docteur en philosophie et ancien doctorant de l'université de Pittsburgh, cité par France-Soir :

- les larmes basales : intallées en permanence dans œil, elles permettent la lubricfication, la nutrition et la protection des yeux.

- les larmes réflexes : formées afin de protéger les yeux des agents irritants comme la fumée, les oignons ou le vent.

- les larmes émotionnelles : celles qui se forment après une nouvelle importante (mort d'un ami, victoire au loto...). 

Plurer pour porter l'attention sur soi

Pleurer s'avère également une arme redoutable pour évacuer ses tensions et demander de l'aide. Les pleurs "font partie des mécanismes qui signalent un danger ou un stress, au même titre que le cœur qui bat plus vite, le fait de s’agiter ou de devenir tout blanc", analyse Jean-Michel Hourcau, ophtalmologiste à Pau, cité par le magazine Ca m'intéresse.

Le fait de pleurer peut aussi devenir une technique pour porter l'attention sur soi, comme le font régulièrement les jeunes enfants. "Pleurer semble entraîner la compassion et la culpabilité, et cela peut être en soi un mécanisme évolué destiné à sauver les relations de la détresse", indique ainsi Jesse Bering, de l’Institut de la cognition et de la culture de l’université de Belfast à la radio NPR. "Il est difficile de punir ou de se disputer avec quelqu’un qui pleure… C’est comme un déclic qui incite à reculer".

Les femmes pleurent-elles plus que les hommes ?

"L’acte de pleurer est ressenti comme apaisant par 85% des femmes et 73% des hommes", révèle par ailleurs une étude de William Frey datant de 1985, citée par le magazine Pyschologies. D'ailleurs, le cliché "une femme pleure plus qu'un homme", tient-il la route ? Oui, selon une étude menée par le professeur Ad Vingerhoets, psychologiste de l'Université de Tilburg aux Pays-Bas, relatée par le Daily Mail. Les résultats ont démontré que les femmes pleurent entre 30 et 34 par an, contre 6 et 17 pour les hommes.

Aussi, les femmes pleurent plus longtemps. Elles sont 43% à pleurer moins de 5 minutes contre 66% pour les hommes. Elles sont 38% à pleurer entre 6 et 15 minutes, contre 24% pour les hommes. Enfin, concernant les plus sensibles, elles sont 11% à verser des larmes plus de 16 minutes, contre 5% chez les hommes.

Le Wall Street Journal explique que les femmes sont biologiquement conçues pour verser plus de larmes que les hommes. Le conduit lacrymal masculin étant moins large que le féminin. Ainsi, lorsqu'une femme et un homme commencent à pleurer en même temps, la larme arrive plus rapidement sur la joue de la demoiselle !

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