Certains établissements vont jusqu'à faire payer à leurs clients les rondelles de citron. Ils profitent de l'inattention de leur clientèle, souvent de passage, pour facturer davantage leurs produits.

Il y a décidément un problème avec les tarifs des cafés parisiens. Sur Twitter, la journaliste d'Arte Nora Hamadi a partagé une addition un peu salée. En effet, un établissement lui a fait payer les rondelles de citron servies avec du Perrier.

"À Paris, on te fait payer la rondelle de citron dans ton Perrier ! Vol manifeste ! #FoutageDeGueuleAbsolu #RasLeBol", s'est-elle indignée. Son tweet a été partagé par des milliers de personnes.

Cafés parisiens : attention aux pièges à touristes

Cependant, cette facturation n'est pas illicite : "Reste qu'il n'est absolument pas illégal pour le commerçant d'inaugurer des suppléments facturés. Il fixe librement le prix des produits qu'il commercialise. Mais il a une obligation d'information vis-à-vis du consommateur", explique maître Guyomar, avocat en droit commercial cité par Le Parisien.

Le restaurant indiquait en effet le prix de facturation des rondelles de citron en bas de sa carte, écrit en tout petits caractères. Un supplément est également demandé pour du sirop dans un Perrier ou du lait dans un café. L'accès au toilettes est facturé un euro pour les non-consommateurs.

Situé au métro Bir-Hakeim, juste à côté de la tour Eiffel, cet établissement - qui, apparament, est loin d'être le seul - profite "du fait que la majorité de [sa] clientèle se compose de touristes, qui sont de passage" à Paris, explique Me Guyomar.

La gratuité semble disparaître de nos sociétés. Ainsi, les cartes de fidélité fournies par les magasins sont de plus en plus souvent payantes, relève Franceinfo.

La gratuité pourrait cependant constituer une solution d'avenir. Selon une étude réalisée en 2017 par le University College de Londres et relayée par Le Monde diplomatique, ne pas avoir à payer les services de base (logement, nourriture, santé, enseignement, transports, informatique) ne coûterait à l'Etat britannique "que" 42 milliards de livres, soit 2,2% de leur PIB. En France, le coût de la mesure serait assez similaire.

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la matinale de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.