Depuis les débuts de la crise, Emmanuel Macron réfute toute forme de confinement total. Il se refuse même à prononcer le mot. Et pourtant, si la situation finissait par arriver... A quoi faudrait-il s'attendre ?
Mais au fait, à quoi ressemblerait l'isolement total auquel se refuse le gouvernement ?Le moulin rouge, Paris, en plein confinementAFP

"Le président pense que le confinement total, avec l'arrêt de toutes les activités, ce n'est pas possible", explique sobrement Mohammed Moussaoui, du Conseil français du culte musulman. Il a rencontré le chef de l’État pour discuter des fêtes spirituelles qui ont normalement lieu dans le courant du moi d'avril. Compte tenu du contexte actuel, qui a tout de même nécessité la mise sous cloche du pays, Emmanuel Macron a tenu a rappeler aux autorités religieuse que les rassemblements traditionnels ne pourraient être organisés. Une consigne qui concerne aussi bien l'islam, en raison du Ramadan qui devrait bientôt débuter, que la chrétienté et le judaïsme qui célèbre leurs versions respectives de Pâques.

Certains, cependant, exigent du Château qu'il annonce une mise à l'isolement autrement plus drastique, rappelle Le Figaro. De nombreux professionnels de la santé, confrontés au quotidien à la propagation de l'épidémie, demandent en effet des mesures similaires à celles appliquées à Wuhan, l'épicentre initial de la crise sanitaire mondiale actuelle. La population y a été condamnée a rester cloîtrée chez elle. Un scénario que n'envisage pas l'exécutif, et pour cause : il "aurait des répercussions négatives sur la société", a-t-il expliqué au Conseil français du culte musulman.

S'il survenait, à quoi ressemblerait le confinement total ?

Fermeture des hôtels, fin des chantiers, arrêt de toutes les activités productives... La Voix du Nord a d'ores et déjà décrit à quoi pourrait ressembler la situation si, finalement, le gouvernement décidait de la mise en place d'un confinement total sur le sol de l'Hexagone. Les mesures seraient mécaniquement plus drastiques que celles annoncées par Édouard Philippe, le 23 mars dernier, qui a notamment décidé de revoir l'attestation de déplacement dérogatoire nécessaire à chaque Française et chaque Français qui entend quitter l'enceinte de son domicile.

En pratique, si le gouvernement suivait les recommandations de l'InterSyndicale nationales des internes et du syndicats des jeunes médecins, il deviendrait interdit de sortir de chez soi, sauf avec l'accord explicite d'un médecin pour des raisons médicales, avant le quotidien régional. Autre conséquence immédiate : l'arrêt des transports en commun. Il faudrait également envisager l'arrêt des transports en commun, des activités professionnelles non vitales (c'est à dire tout ce qui ne relève pas des activités alimentaires, de l'énergie et des domaines régaliens).

Bien être - Comment bien dormir malgré le confinement ?

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