Le président du directoire du groupe énergétique français Areva, Luc Oursel, est décédé mercredi à l'âge de 55 ans des suites d'une maladie.
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Contraint de quitter la direction d’Areva le 20 octobre dernier pour des raisons de santé, Luc Oursel, président du directoire du géant français du nucléaire, s’est éteint mercredi à l’âge de 55 ans, rapporte l’AFP. "Nous avons appris avec beaucoup de tristesse la disparition de Luc Oursel, président du directoire de notre groupe", a annoncé le groupe dans un communiqué. Celui-ci, encore fragilisé par les aléas économiques de ces dernières années, a tenu à "saluer l’engagement et le courage de Luc durant les sept ans passé à nos côtés". 

"Un grand capitaine d'industrie"

Suite à l’annonce de la mort du dirigeant, les réactions de l’Élysée et du gouvernement ont été immédiates. Le président de la République François Hollande a salué "un industriel qui a mis toute son énergie au service de l’économie et du rayonnement international de son pays". De son côté, le Premier ministre Manuel Valls a rendu hommage à "un grand capitaine d’industrie", termes repris par le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. Michel Sapin a pour sa part tenu à honorer la mémoire "de ce dirigeant dévoué à son entreprise ainsi que le courage avec lequel il a affronté la maladie qui l’a finalement emporté".

Une carrière brillante

Ingénieur du corps des Mines, marié et père de quatre enfants, Luc Oursel a fait ses débuts au sein de la compagnie des mines d’uranium de Franceville au Gabon, en 1982. Dix ans plus tard, il a rejoint le cabinet du socialiste Pierre Joxe, au ministère de la Défense, ce qui lui a valu une image "d’homme de gauche", précise à ce sujet Le Monde. À la suite de quoi, il est entré chez Shneider Electric où il est resté 9 ans et grippe les échelons. En 2007, après un passage chez Sidel et Geodis, Luc Oursel a intègré le groupe Areva.

Dès son arrivée au sein du géant du nucléaire, dont 87% des capitaux sont publics, Luc Oursel a dû affronter de grosses difficultés. En effet, le 24 janvier 2007, le groupe a été condamné par la Commission Européenne pour entente illicite avec neuf autres entreprises du secteur. C’est lui qui s’est notamment occupé notamment du chantier sensible du réacteur EPR finlandais d’Olkiluoto. Il a repris le poste de directeur général délégué avant de prendre la tête du directoire en 2011 à place d’Anne Lauvergeon dont il était le bras droit, souligne le journal.

La succession

Philippe Knoche, ex-directeur général délégué du groupe, devenu président du directoire par intérim depuis le 20 octobre dernier devrait devenir le futur directeur général d’Areva. Une assemblée générale doit avoir lieu le 8 janvier prochain pour acter le changement de mode de gouvernance en société à conseil d’administration, du groupe. C’est Philippe Varin, ancien patron de PSA Peugeot Citroën, qui devrait prendre la tête de cette instance.

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