L'étude de l'économiste Joshua Goodman, publiée début décembre dans le Journal of Economic Perspectives, a révélé que les gauchers gagnaient moins bien leur vie que les droitiers. L'écart salarial serait de 10 à 20%.

C’est une bien triste nouvelle pour les 12% de gauchers que compte le monde. Selon une étude réalisée par Joshua Goodman, économiste à la Harvard Kennedy’s School, et publiée début décembre dans le Journal of Economic Perspectives, les gauchers gagneraient 10 à 12% de moins que les droitiers. Seuls les gauchers dont la mère est droitière sont concernés par ces difficultés. C’est en étudiant cinq bases de données anglaises et américaines regroupant des informations sur les sujets tels que la situation familiale, le montant des revenus et les résultats aux tests d’intelligence, que l’économiste a conclu à cet écart salarial.

Des tests cognitifs moins concluants chez les gauchers

L’étude a démontré que les gauchers étaient généralement moins performants aux tests de QI (20 à 28% d’entre eux seraient même déficients selon l’étude). Des résultats qui s’expliqueraient par les problèmes comportementaux et les difficultés d’apprentissage, comme la dyslexie, dont souffriraient les gauchers. De ce fait, Joshua Goodman a constaté que les gauchers se destinaient à des métiers issus du secteur manuel, où les capacités intellectuelles sont peu mises en avant et dans lequel il n’est pas nécessaire de poursuivre de longues études.

Néanmoins, Goodman a souligné que le simple fait d’être gaucher ne constituait pas la cause de cet écart salarial, seulement le fil conducteur qui mène aux véritables explications. En effet, être gaucher ne serait pas seulement lié à la génétique mais aussi aux troubles du développement et de la santé chez l’enfant. Des problèmes de santé qui joueraient donc un rôle significatif sur la façon d’écrire.

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