En avril 2015, Suzanne Bailly est admise à l'hôpital pour un empoisonnement. L'homme qui a acheté son appartement en viager fait figure de suspect. Condamné par la justice, il nie les faits.
"L’empoisonneur au viager" de nouveau devant la justice Istock

Suzanne Bailly est une miraculée. Le 7 avril 2015, cette femme de 85 ans, qui vit au Cannet (Alpes-Maritimes) est admise à l’hôpital pour des troubles soudains de la parole et du comportement. Elle est accompagnée d’un ami qui présente des symptômes identiques. Les analyses toxicologiques effectuées révèlent la présence anormale d’atropine, un psychotrope toxique pouvant être mortel lorsqu’il est ingéré à haute dose. Des traces sont retrouvées dans une bouteille d’eau de l’octogénaire mais aussi dans les urines des victimes et dans leur sang. Pour les enquêteurs, Suzanne Bailly vient d’être empoisonnée, mais reste encore à trouver le coupable.

Du collyre pour chien administré à l’octogénaire ?

Comme le rappelle La Provence, un épisode étrange s’est déroulé au domicile de l’octogénaire ce matin du 7 avril 2015. Sa voisine, venue lui rendre visite, explique aux enquêteurs avoir entendu une voix bizarre lui répondant depuis les toilettes. Intriguée, elle n’a pas le temps d’investiguer et quitte la maison de sa voisine car le téléphone de son domicile se met à sonner, mais personne ne répond au bout du fil. Croisée quelques heures plus tard, Suzanne Bailly explique alors à sa voisine avoir passé toute la matinée chez le coiffeur. Qui pouvait bien se trouver dans la maison de cette vieille dame ?

Intrigués, les enquêteurs découvrent que le coup de téléphone mystérieux a été passé à la voisine par… Olivier Cappelaere, propriétaire de l’appartement de Suzanne Bailly, qu’il avait acquis en viager sept ans plus tôt, en 2008. La victime se rappelle alors avoir fait un premier malaise deux mois plus tôt, en février, après l’installation d’un détecteur de fumée par son propriétaire… Coïncidence ? Lors d’une perquisition, les enquêteurs découvrent au domicile d’Olivier Cappelaere et de son épouse une boîte de plusieurs flacons d’atropine mais sous forme d’un collyre vétérinaire, destiné normalement à leur chien… Un produit identique à celui qui a été versé dans l’eau minérale de l'octogénaire. L’analyse des recherches informatiques du suspect scelle son sort, puisqu’il s’était renseigné sur l’atropine. Les enquêteurs découvrent également des avis de décès au nom de Bailly, rappelle La Provence.

Mis en examen dans une autre affaire

Olivier Cappelaere a été mis en examen pour "empoisonnement avec préméditation" mais nie, depuis, les faits. Il explique s’être rendu au domicile de Suzanne Bailly afin de prendre des photos, mais aucune n’a été retrouvée sur son téléphone… Jugé en 2019 par la cour d’assises des Alpes-Maritimes, il a été condamné à 20 ans de réclusion. Il sera fixé sur son sort jeudi 27 février après son procès en appel, qui a débuté mardi 25 février. Détenu depuis quatre ans, le quadragénaire pourrait de nouveau faire face à la justice, puisqu’il a été mis en examen dans une autre affaire, pour l’empoisonnement présumé d’une autre personne âgée… Dont il était le légataire universel.

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