Après les violents affrontements de la rue de la Roquette à Paris entre pro-palestiniens et membres de la Ligue de Défense Juive, le ministère de l'Intérieur envisagerait de dissoudre ce groupe radical.
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"La Direction des libertés publiques et des affaires juridiques du ministère de l'intérieur (DLPAJ) travaille à temps plein pour étudier la possibilité d'une interdiction de la Ligue de Défense Juive (LDJ)", a rapporté jeudi Libération, selon une "source policière hautement placée".

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Un groupe extrémiste juif

L’éventualité de la dissolution de ce groupe très violent a été à nouveau à l’ordre du jour au ministère de l’Intérieur après les débordements qui ont eu lieu devant la synagogue de la rue de la Roquette. Pro-palestiniens et membres de la LDJ s’étaient violemment affrontés le 13 juillet dernier. Si aux premiers abords, la faute était à imputer aux manifestants pro-palestiniens, de nouveaux éléments ont par la suite montré que la LDJ était à l’origine de la rixe. Ses membres ont donné rendez-vous au préalable aux militants pro-Palestine pour pouvoir en découdre, quitte à mettre en danger les fidèles qui étaient à l’intérieur de la synagogue. Des vidéos ont même circulé sur Youtube, lesquelles montrent des membres du groupe en train de crier "Palestine, on t’enc***". Et quand les pro-palestiniens chargent, les membres de la LDJ se replient derrière la ligne de CRS.

Un représentant de la LDJ avait récemment déclaré auprès de Libération qu’ils pouvaient agir en toute impunité. "De toute façon, avec Valls, on a ce qu’on veut", a-t-il ainsi lancé.

Si le ministère de l’Intérieur n’a  officiellement rien confirmé, Bernard Cazeneuve a récemment déclaré que cette organisation était "dans l’excès", laquelle commet "des actes qui peuvent être répréhensibles et qui doivent être condamnés". Le Conseil National du Culte Musulman (CNCM) est à l’origine de la demande de dissolution de la ligue.

Alors qu’un rassemblement pro-israélien est prévu ce jeudi soir devant l’ambassade d’Israël à Paris, le Conseil Représentatif du Institutions juives de France (CRIF) craint des débordements dus à la présence de la LDJ."Ce sont des gens que nous ne voulons pas connaître car nous désapprouvons leurs méthodes. Nous ne souhaitons pas les fréquenter et ne les fréquentons pas", a expliqué à RTL le président du Crif, Roger Cukierman.

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