Le pape de la gastronomie s'est éteint ce samedi matin dans sa maison de Collonges-au-Mont-d'Or où il a vu le jour. Il avait 91 ans.

Il était devenu, au fil des décennies, l'un des plus grands noms – si ce n'est le plus illustre – de la gastronomie française. Le chef étoilé Paul Bocuse est décédé ce samedi 20 janvier et laisse derrière lui un héritage culinaire dont beaucoup ont emprunté la voie à l'instar d'Alain Ducasse, de Guy Savoy, ou encore de Joël Robuchon.

Né en 1926, le 11 février précisément, il se révélait triplement étoilé depuis 1965 et avait, tel que le souligne Le Point, fait rayonner l'image de la cuisine hexagonale à travers le monde. Tous les deux ans depuis 1987, il organisait le Bocuse d'or, ce concours mondial qui lui donnait la possibilité d'exposer les saveurs de la cuisine française au reste du monde. Il avait, par ailleurs, ouvert de nombreux restaurants. Neuf déjà dans la ville de Lyon et ses alentours, quantité d'autres à l'étrangers. Aux Etats-Unis, en Suisse, ainsi qu'au Japon essentiellement. Depuis cinq ans maintenant, un établissement portait même son nom à New-York. Il avait à coeur de médiatiser les chefs pour leur permettre d'être reconnus à la mesure de leur travail. C'est la raison pour laquelle il avait créé en 2002 un institut situé à Ecully où il formait, chaque année, près de 450 élèves venus des quatre coins de la planète.

Le style Bocuse

Mais celui que l'on surnommait "Monsieur Paul" avait surtout un style inimitable. Il avait, tel que l'indique Le Point, passé près d'un demi-siècle derrière les fourneaux. Fourneaux qu'il faisait scintiller en continu avec des plats signatures devenus emblématiques tels que la "soupe aux truffes noires VGE 1975", le "foie gras de canard maison en gelée au porto Antonin Carême", ou bien encore le "gâteau président Maurice Bernachon". Crème, beurre, vin... Il martelait sans cesse : "On ne change pas une recette qui gagne", car selon lui, il n'existait "qu'une cuisine : la bonne !".

Sept jours sur sept, celui qui s'amusait à dire qu'il était un "enfant de pauvre", mais qu'il vivait comme un "gosse de riche", travaillait d'arrache pied. C'est sans doute là aussi la raison de son incroyable succès : "Pour durer au sommet, il n'y a pas de surprise : la règle d'or, c'est le travail, encore le travail et toujours le travail", indiquait-il lorsqu'il évoquait sa réussite. Et de poursuivre, en s'amusant que "l'important" n'était "pas de sortir de Saint-Cyr, mais de l'ordinaire".

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Une étoile parmi les étoiles qu'il a désormais rejoint, mais surtout une manière d'appréhender la vie qui lui a valu d'être désigné comme étant, entre autres, le "Cuisinier du siècle" par le Gault-Millau.

En vidéo - Paul Bocuse est décédé à 91 ans

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