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L'avocat de Laeticia Hallyday, Ardavan Amir-Aslani a connu un coup de projecteur sans précédent avec l'affaire de l'héritage de Johnny Hallyday. Arrivé d'Irak en 1979 avec ses parents, l'homme de droit a grimpé les échelons.

Un avocat international pour Johnny Hallyday

Depuis que Laura Smet et David Hallyday contestent l’héritage de leur père contre Laeticia Hallyday, l’avocat de cette dernière, Ardavan Amir-Aslani, est devenu un habitué des médias. Si sa cliente est le sujet de ses commentaires, il s’avère pourtant que son parcours mérite lui aussi quelques précisions.

C’est en 1979 que sa famille quitte l’Iran alors que la révolution islamique bat son plein et installe au pouvoir l’Ayatollah Khomeini. Sa famille doit tout reconstruire, et lui, réapprendre une langue. Comme le raconte Le Point, le futur avocat s’accroche, enchaîne les petits boulots et s’inscrit en études de droit.

Une fois son doctorat en poche, Ardavan Amir-Aslani s’associe à Gérard Cohen. Très loin du dossier Johnny Hallyday, il défend alors République d’Irak ou l’Etat de Djibouti.

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De Johnny Hallyday aux livres sur la Perse

Il faut attendre 2011 pour qu’il fasse la rencontre du taulier, c’est d’ailleurs ce dernier qui vient le trouver. "Je l'ai toujours vouvoyé et ai gardé une approche professionnelle. Je n'étais pas un fan avide d'autographes… On s'est compris assez vite : tout comme moi, il s'est fait seul, il est parti de rien. Johnny Hallyday est aussi un pur produit de la méritocratie", confie-t-il à l’hebdomadaire. Aujourd’hui cependant, défendre le couple Hallyday lui vaut de nombreuses lettres de menaces et d’insultes racistes. Des missives qui font particulièrement mal à celui qui a aujourd'hui la nationalité franco-iranienne.

Quand il ne plaide pas, Ardavan Amir-Aslani écrit notamment sur le Moyen-Orient. Il a publié près de dix ouvrages, dont le dernier, De la Perse à l’Iran vient de sortir aux éditions de l’Archipel. Il dispose d’ailleurs depuis deux ans de bureaux à Téhéran.

Plutôt discret le sujet de sa vie privée, Le Point lui prête tout de même des "manières affables" et "un goût évident pour l'élégance et le raffinement". Il possèderait pas moins de 200 costumes.