La vérité sur Jacquie et Michel : des actrices parfois malmenées

Dans son ouvrage, Robin d’Angelo souligne que les actrices peuvent être confrontées à "des conditions de tournages parfois très violentes". Il fait part d’une anecdote où "l’actrice qui se faisait violenter a fini par interrompre le tournage". Sur les plateaux, les femmes ne sont pas "en position de dire non" et leur consentement est relayé au second rang.

Une situation dont il est "très improbable qu’ils [les dirigeants de la société Jacqui et Michel, ndlr] ne soient pas au courant", assure le journaliste. En effet, dans le livre, il retranscrit un échange qu’il a eu avec Thibaut, le directeur général et fils de Michel. Ce dernier lui demande : "Mais du coup, dans ton bouquin, ça va être dur de dépeindre le truc sans que ce soit trop sordide?".

L’auteur fait également part d’un autre fait qui caractérise cette indifférence à l’égard des actrices. Si l’une de ces femmes demande le retrait des images la mettant en scène, elle "devra débourser 1.500 euros environ pour rembourser les frais de tournage et de diffusion".

"Ils refuseront d’effacer des vidéos gratuitement si cela leur est demandé", explique Robin d’Angelo. Une position assumée par Thibaut : "Si tu rentres dans le porno, tu sais ce que tu fais". Pas de droit à l’erreur ou à l’oubli donc sans contrepartie pour ces filles, souvent inexpérimentées, qui deviennent des cibles faciles dès lors qu'elles sont reconnues.

 

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