Le Parisien a révélé lundi que l'entreprise qui exploite une partie des transports de Paris emploie le plus de personnes faisant l'objet d'une "fiche S".
AFP

Alors que l’on apprenait au cours de l’enquête sur les attentats de Paris vendredi dernier qu’un des terroristes avait travaillé pendant 15 mois à la RATP, un article du Parisien épingle l’entreprise de transports parisiens.

Dans cet article, on apprend que la société est l’entreprise qui emploie le plus de personnes faisant l’objet d’une "fiche S", soit autant de personnes suspectées par les renseignements français de se radicaliser ou de préparer des opérations terroristes.

"Il y a des déviances graves"

Autre information inquiétante : la montée des actes radicaux à l'intérieur de l’entreprise. "Il y a des déviances graves, affirme au quotidien Christophe Salmon, secrétaire général de la CFDT RATP. On a laissé s'installer un système où certains agents refusent de saluer une femme, arrivent en retard pour faire leur prière, ou même prient sur place."

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De nombreux témoignages décrivent cette radicalisation au quotidien. "Cela a commencé il y a cinq à six ans, se souvient cette employée qui souhaite garder l'anonymat. Quelques-uns à qui je faisais la bise ont refusé de m'embrasser, puis de me saluer. Et pourtant, je suis musulmane. D'autres refusaient de conduire un bus qui avait été précédemment conduit par une femme."

La RATP : "Nous sommes aussi un peu le reflet de la société"

Selon Le Parisien, les foyers de radicalisation se trouveraient dans les dépôts de Nanterre (Hauts-de-Seine), de Charlebourg à La Garenne-Colombes, mais aussi de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). "Pendant une période, la direction a eu un recrutement discutable, confie une source bien informée au quotidien. Pour éviter le caillassage des bus dans certains quartiers, elle a embauché des « grands frères » au profil peu recommandable. Depuis, elle fait le ménage."

La RATP a tenté dans la foulée d’éteindre la polémique. "Nous comptons près de 45 000 agents. Nous sommes aussi un peu le reflet de la société.", s'est-elle justifiée.

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