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La Cour des comptes incite La Poste à adapter ses méthodes de distribution du courrier. L'importante baisse du volume de lettres pourrait entraîner la disparition des 131.276 boîtes aux lettres en France.
La Poste pourrait faire disparaître ses traditionnelles boîtes aux lettresAFP

L'obsolescence du courrier pointe de plus en plus le bout de son nez. Son activité ne cessant de baisser, une modernisation des services et de l'organisation du métier semble inéluctable. "Le recul du courrier s'est encore amplifié : le volume de lettres à distribuer est passé de 18 milliards en 2008 à un peu plus de 9 milliards en 2018 et pourrait baisser, si la tendance se poursuit, à 5 milliards en 2025", confie la Cour des comptes, dont l'analyse est rapportée par BFMTV.

Les boîtes aux lettres seront repensées

Parmi les suggestions émises par l'Assemblée, celle sur l'avenir des boîtes aux lettres questionne. Adapter leur nombre semble nécessaire, car même si sa taille a diminué au fil des années, "elle a une évolution qui reste en deçà de celle des plis envoyés", indique l'organisme.

"En outre, le parc français de boîtes aux lettres de rue est parmi les plus denses en Europe, avec notamment une boîte pour 200 habitants en zone rurale, certaines d'entre elles étant assez rapprochées, et parfois, en zone urbaine, jusqu'à trois boîtes dans un rayon de 300 mètres", précise la Cour des comptes.

A fortiori, elle trouve que l'accès aux boîtes aux lettres des particuliers reste compliqué pour les facteurs, qui doivent fréquemment effectuer de longs trajets. "Le surcoût lié à la desserte de points de distribution situés à l'intérieur des propriétés (2,15 millions soit environ 8,5% des points à desservir) représenterait 37,8 millions d'euros par an", souligne le Conseil.

En prenant en compte toutes ces contraintes, la Cour des comptes souhaite "une adaptation" du nombre de boîtes aux lettres (jaunes) La Poste pour optimiser les coûts des tournées, sur le premier kilomètre, et de libérer du temps d'agent". A savoir que dans sa réponse, le PDG de La Poste, Philippe Whal, partage l'opinion de la Cour, et admet qu'une diminution des boîtes aux lettres de rue est nécessaire au vu de la chute des volumes de courrier remis par les particuliers. Un projet qui, selon ses mots, ne pourra être mené à bien qu'"en tenant compte des besoins réels des clients expéditeurs et en concertation avec les collectivités locales".

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