Dans un village de France, plusieurs classes d'une école sont menacées de fermeture. Pour défendre l'établissement, le maire a pris une décision surprenante : distribuer des petites pilules bleues aux couples.
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Pour sauver l’école, le maire distribue du Viagra aux couples

De l’humour pour crier à l’aide. A Montereau, dans le Loiret, le maire de la commune a eu une idée des plus insolites pour sauver le groupe scolaire du village. En effet, Jean Debouzy a publié un arrêté municipal dans lequel il se dit "favorable à la distribution de petites pilules bleues". De cette façon, Jean Debouzy espère alerter les habitants comme le pouvoir public, indique 20 Minutes.

Sur le texte de loi, il est mentionné que des pilules seront distribuées aux couples âgés de 18 à 40 ans, "afin de leur donner toutes les chances de conception et ainsi préserver les écoles dans deux communes". Par ailleurs, le maire se dit prêt à verser une prime spéciale de maternité pour chaque naissance.

Même si cet arrêté est teinté d’humour, la situation reste préoccupante pour les quelques 600 habitants de Montereau. L’école qu’ils partagent avec la commune voisine de Cour-Marigny pourrait bien fermer plusieurs de ses quatre classes, faute d’effectifs, explique France 3 Centre-Val de Loire.

Le maire prêt à tout pour sauver son village

Ce mardi 28 mai, une décision sera prise concernant la structure scolaire. Pour défendre l’établissement et empêcher la fermeture des classes, le maire a plusieurs projets en tête. Dans le but de sauver l’avenir du village, il entend notamment créer une zone pavillonnaire afin de repeupler la commune.

"Nous voulons que nos enfants restent à Montereau", a affirmé Jean Debouzy.

Le représentant municipal de Montereau a également déclaré que "la menace est de rester avec une maternelle et le surplus en primaire dans d’autres communes comme à Lorris ou Varennes-Chaingy". L’élu a aussi affirmé au Parisien que la commune serait prête à payer des bâtiments modulaires afin de maintenir l’école. Pour lui, la disparition de l’une des deux classes de primaire mettrait en danger tout le groupe scolaire.