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Des chauffeurs malhonnêtes ont trouvés un moyen de gonfler votre facture. Clients réguliers des VTC, prenez garde à la fraude au vomi !

L’arnaque au vomi : une nouvelle manière pour taxer le client

La méthode n’est pas très ragoutante, pourtant elle permet aux chauffeurs d’Uber de saler votre facture, sans aucune gêne.

Révélée par le Miami Herald, cette arnaque est très simple : après votre course, vous recevez un message de la part d'Uber, qui dit devoir procéder à un "ajustement" de votre facture, pouvant aller jusqu’à 150 euros, d’après Courrier International. La raison de cette majoration ? "Le chauffeur a signalé un incident à l’intérieur du véhicule".

Fausses photos à l’appui, le chauffeur fait croire que vous avez eu un petit accident digestif dans sa voiture, et vous fait payer le nettoyage imaginaire. La somme sera intégralement touchée par lui, victime de la gêne occasionnée, bien qu’elle soit tout à fait fictive.

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L’arnaque au vomi : la course en Uber qui peut coûter cher

Cette arnaque a déjà fait plusieurs victimes aux Etats-Unis, qui ont beaucoup de mal à prouver leur innocence. D’après el Nuevo Herald, les villes de New-York et Miami sont les plus touchées par cette pratique malhonnête.

William Kennedy, qui habite Miami, a été piégé deux fois dans la même soirée, par deux chauffeurs différent. "Ils avaient tout planifié pour l’arnaque, raconte-il au quotidien hispanophone. Après avoir harcelé le service clients, il a réussi à se faire rembourser. Sa facture, initialement, de 20 dollars, était montée à 150 dollars, d’après le quotidien américain.

D’après Les Echos, les autorités américaines ne pouvant rien faire, les victimes ne peuvent que s’armer de patience et tenter de contacter l’entreprise pour qu’elle ouvre une enquête, et procède à leurs remboursements.

Contacté par le Miami Herald, qui a ébruité l’affaire, Uber dit prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à ces fraudes, mais qu’avec "15 milliards de déplacements par jour, Uber n'est malheureusement pas immunisé contre ce type de pratiques", peut-on lire sur Capital.fr.

La société n'a pas souhaité communiquer le nombre de plaignants de cette pratique, qui perdure depuis quelque temps, outre-Atlantique.

En janvier 2016, en Floride, un chauffeur avait été renvoyé pour avoir tenté d’escroquer plusieurs clients, au "faux vomi", selon la chaîne télévisée WFLA