Niches fiscales, tarifs réduits, retraites anticipées, meilleurs salaires ou conditions de travail… Certaines professions cumulent les avantages. Tour d’horizon non-exhaustif.

Qu’il s’agisse des pharmaciens, des avocats ou des chauffeurs de taxi, de nombreuses professions sont perçues comme avantagées voire "privilégiées" par un pan de l’opinion populaire et de la classe politique. Parmi elles on retrouve évidemment les cheminots, qui débutent une grève soutenue pour la protection de leur vision du service public, ou les fonctionnaires, souvent traités comme un collectif uniforme. Toutefois, à ce jeu là, d’autres métiers pourraient bien être épinglés…

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Les journalistes : déduction fiscale, carte de presse...

Créée il y a un peu plus de 80 ans, le 29 mars 1935, la carte de presse (officiellement carte d’identité de journaliste professionnel) permet au journaliste de justifier de son activité et de son statut professionnel. Elle est délivrée par la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP) qui ne l’attribue que si certaines conditions spécifiques sont remplies. En 2017, par exemple, elle en a délivré 35. 047.

Dans les faits la carte de presse n’est pas nécessaire pour être journaliste. Toutefois, elle permet à ceux qui la possèdent de faciliter l’entrée dans des lieux accueillant des événements à couvrir (conférence, meeting, etc). Elle permet également d’entrer gratuitement dans tous les musées nationaux et parfois à l’étranger. Les journalistes critiques cinéma peuvent aussi s’y rendre gratuitement. Par ailleurs, certains journalistes profitent parfois de réductions sur l’achat de certains produits (automobile, électro-ménager, notamment comme l’expliquait la rédaction d’Arrêt sur images.) bien qu’il ne s’agisse pas d’un avantage statutaire.

Ce n’est pas le seul "privilège" dont disposent les journalistes. Comme l’ensemble des salariés, ils bénéficient d’un abattement automatique de 10% de leurs revenus imposables au titres des frais professionnels. A cela s’ajoute les 7 650 euros que peuvent déduire annuellement les travailleurs de la presse (journalistes, rédacteurs, photographes, directeurs de journaux, critiques dramatiques et musicaux). Il s’agit d’une allocation "pour frais d’emploi", cumulable avec les 10% d'abattement. C’est un avantage qui est souvent défendu au motif que cette aide compenserait la faiblesse des salaires et la précarisation de l’emploi dans le secteur.