Interrogé par "Paris-Match", le père de Murielle Bolle a réfuté les accusations du cousin germain. Celui-ci affirmait avoir été le témoin des pressions exercées sur l’adolescente par sa famille en 1984.

Trente-trois ans après la mort de Grégory Villemain, beaucoup de zones d’ombre restent encore. Interrogé lundi par Paris-Match, Lucien Bolle, 88 ans, a affirmé n’avoir jamais frappé sa fille, Murielle, alors âgée de 15 ans, le 5 novembre 1984, quelques semaines après le meurtre du petit garçon. "Ah non, non, non ! Je ne l'ai pas battue ! On s'est expliqué, mais c'est tout", a expliqué l’octogénaire.

Les déclarations du père de Murielle Bolle contredisent le témoignage du cousin germain ainsi que celui d’une voisine de la famille résidant à l’époque à Laveline-devant Bruyères, dans les Vosges. Tous deux affirment avoir vu et entendu la jeune adolescente avoir été victime de violences de la part de ses parents et de sa sœur, Marie-Ange Laroche. "Oui, j’ai vu Murielle subir des coups, et je n’en démordrai pas ! (…) Je peux vous dire que Murielle s’est fait démonter, je veux dire qu'elle a été frappée par plusieurs personnes, elle a pris une sacrée volée", avait déclaré le cousin sous couvert d'anonymat au Parisien.

Murielle Bolle a débuté une grève de la faim jeudi

Les événements de la soirée du 5 novembre 1984 font l’objet d’une attention particulière par les enquêteurs. Le lendemain du meurtre du petit Grégory, Murielle Bolle était revenue sur sa déposition, faite quelques jours plus tôt, dans laquelle elle accusait son beau-frère, Bernard Laroche, de l’enlèvement de Grégory Villemain. Celui-ci avait été inculpé à la suite de sa déclaration. Pour se justifier, la jeune fille avait alors expliqué avoir été victime de pressions de la part des gendarmes et avait clamé l'innocence de l'époux de sa soeur. Pourtant, ces deux témoignages laissent entendre que plusieurs membres de sa famille l'auraient forcée à faire marche arrière.

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Murielle Bolle, aujourd’hui mère de famille de 48 ans, a été mise en examen le 29 juin pour enlèvement suivi de mort. Jeudi, elle a débuté une grève de la faim pour protester contre les conditions de sa détention et clame son innocence. Selon son avocat, les déclarations du cousin seraient "un tissu d’inepties", rapporte Le Figaro.

En vidéo sur le même thème : Murielle Bolle, clé de l’affaire Grégory, mise en examen

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