Le procès de Jacques Rançon s’est ouvert ce lundi aux assises des Pyrénées-Orientales pour quatre affaires différentes. Sa dernière compagne raconte un homme violent et abusif.

Jacques Rançon, surnommé le tueur de la gare de Perpignan, est jugé depuis lundi pour homicides volontaires, tentative d’homicide, viols et tentative de viol sur quatre femmes dans les années 90. Le quinquagénaire qui a tout d’un "psychopathe" selon les différents experts, a su rester en dehors des radars policiers pendants près de 20 ans.

Pour Lolita, sa dernière compagne, c’est extrêmement troublant. Ensemble, ils ont partagé sept ans de vie commune et ont eu deux enfants, ainsi que le relaie L’Indépendant. "Il cherchait toujours un prétexte de dispute pour partir. Il s'en allait la nuit et revenait des heures plus tard voire le lendemain. Je lui demandais où il allait. Je n'avais pas de réponse. Mais en insistant il me disait qu'il faisait le tour du côté de la gare et de la poste à Perpignan pour s'aérer la tête. Ça coïncide tout à fait. Dire que j'ai vécu tant d'années avec un meurtrier", confiait-elle en 2014, alors que Jacques Rançon venait enfin d’être arrêté.

Un homme très violent

Surtout cette ancienne compagne, décrit un homme violent, dont l’agressivité s’intensifiait avec l’alcool. "Dès qu’il était contrarié, je trinquais. Quand je l’ai quitté, il a voulu me planter en me poursuivant dans la rue avec un couteau" , a-t-elle dit à BFM TV. Dans L’Express, elle raconte également qu'il n’aurait pas non plus hésité à foncer sur son nouveau compagnon en voiture. Il était aussi tourné vers une consommation excessive de films pornographiques : "il cherchait toujours sur internet des sites pornos, toujours obscènes, toujours à avoir des actes sexuels."

Lolita a rencontré Jacques Rançon alors qu’elle avait 17 ans. Ce dernier sortait de prison, où il avait été condamné à huit années de réclusion, pour le viol de sa première compagne. "C'est très difficile de digérer. Ce qui me fait très mal c'est le mensonge. J'ai appris son passé quand j'ai déposé plainte contre lui [ndlr : plainte qui a donné lieu à une nouvelle incarcération]. Mais il m'avait fait juste part que son ex-femme l'avait accusé à tort", raconte Lolita. 

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A propos de cette première compagne, Jacques Rançon semblait d’ailleurs encore nourrir des envies de violences : "il a toujours dit qu'il la tuerait. Il m'a expliqué que la meilleure façon de le faire, c'était de l'amener dans un bois, de l'attacher contre un arbre et de lui jeter de l'acide".

Le verdict est attendu le 26 mars.

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mots-clés : Perpignan

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