L'annonce ce jeudi par la Nasa de la découverte d'une exoplanète habitable suscite l'espoir de voir les humains s'y installer. Mais restons calmes, la colonisation de kepler-186f n'est pas pour demain.

La découverte récente par la Nasa de l’exoplanète habitable Kepler-186f pourrait nous laisser penser que les humains partiront s’y installer sous peu. Mais restons sur Terre, la colonisation d’une telle planète n’est, pour l’heure, pas envisageable.

Cette exoplanète, c'est-à-dire une planète située hors du Système solaire et qui est en orbite autour d’une étoile, mesure presque le même diamètre que la notre et est située dans la zone habitable de son étoile. Malgré ces similitudes, les humains devront s’armer de patience avant d’aller s’y implanter.

Quels sont les critères d'habitabilité ?

Les conditions propices à la vie humaine ont été déterminées par le laboratoire d'habitabilité planétaire de l'université de Porto Rico à Arecib que le site Business Insider récapitule. Ainsi, avant de pouvoir accueillir des colons humains, une planète doit répondre à certains critères :-Premièrement, pour être habitable il faut que l’étoile de la planète soit ni trop froide, ni trop chaude (entre 4 000° et 7 000°), à l’instar de notre Soleil.-Ensuite, il faut que la planète se trouve dans la zone dite habitable ou d’habitabilité. La zone habitable désigne une région orbitale où l’eau reste à l’état liquide. En effet, sans eau liquide, pas de vie. (A titre d’exemple, la Terre, Mars et la lune sont les seules planètes entrant dans la zone d’habitabilité du Soleil).-Enfin, il faut que la planète soit dense, c'est-à-dire rocheuse, et non gazeuse.

Qu’en est-il alors de la planète Kepler-186f ?

Pour Francis Rocard, astrophysicien au CNES interrogé par France Info, "si elle (la planète Kepler-186f) a une atmosphère et s'il y a de l'effet de serre, il y a probablement de l'eau liquide. L'eau liquide est nécessaire à la vie. Mais on n'en sait pas plus!".Pour s’assurer qu’il y a effectivement de l’eau et que la planète est rocheuse, les astrophysiciens évaluent en premier lieu la masse de la planète : "Comme on a le volume, on en déduit la densité et on voit tout de suite si c'est rocheux ou gazeux. Pour savoir si c'est habité, c'est plus complexe. Il faut mesurer les composés de l'atmosphère vus par la tranche", explique le chercheur.Ainsi, si jamais l'existence d’eau liquide à la surface de la planète était confirmée, il y a tout de même 5 millions de milliards de kilomètres entre elle et le soleil. De plus, si Kepler-186f est positionnée dans la zone d’habitabilité de son étoile, elle se situe au bord froid de celle-ci.Selon Sean Raymond, chercheur CNRS au laboratoire d'astrophysique de Bordeaux, cité par Le Figaro, on "ne peut pas dire que nous détenons la planète qui a le plus de chance d'abriter la vie, mais cela fait partie des meilleurs candidats à ce jour", souligne le chercheur.

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