Sommaire

Un "droit à la correction" jusqu'à quel point ?

Dans le droit français est autorisé un "droit de correction" des parents envers leurs enfants au sein de la famille. Or, tout réside dans la notion de "correction", suffisament floue pour que chacun y mette ce qu'il entend. Si avant les années 1970-1980, la correction était de nature très large, aujourd'hui les châtiments corporels envers les enfants sont très encadrés. Alors que la fessée et la gifle vont probablement être interdites, le terrible martinet a lui presque quasiment disparu des punitions envers les enfants... pour réapparaître dans les milieux libertins et SM.

Comme l'expliquait au Figaro le professeur Pierre-Brice Lebrun,"la loi, a priori, condamne les violences, surtout si elles sont commises sur un enfant - ce qui est une circonstance aggravante - mais elle ne dit pas vraiment non, parce qu'elle ne cite pas les parents. En clair, frapper un enfant est interdit, mais la loi ne dit pas que c'est interdit, même à ses parents. La plupart d'entre eux croient franchement qu'ils en ont le droit".

C'est en raison de ce flou juridique que la France a été rappelé à l'ordre par le Conseil de l'Europe qui estimait que le droit français "ne prévoit pas d'interdiction suffisament claire, contraignante et précise des châtiments corporels." Cette absence de clarté conduit certains juges à franchir le pas et à sanctionner des parents qui ont admnistré une fessée à leur enfant : en 2013, l'affaire d'un père condamné à 500 € d'amende avec sursis pour une fessée avait ainsi fait les gros titres.

Comparez et économisez sur votre mutuelle santé !

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.