L'inquiétude règne. Depuis l'incendie spectaculaire de l'usine Lubrizol survenu ce jeudi 26 septembre 2019, riverains, agriculteurs et commerçants ont peur des retombées de fumées toxiques. Si leur dangerosité a été en premier lieu minimisées, la ministre de la Santé Agnès Buzin, sur place ce vendredi 27 après-midi, a déclaré que la ville était "clairement polluée".
Incendie à Rouen : "La ville est clairement polluée" par les suies selon Agnès BuzinAFP

Fumées nocives ou non toxiques ? La question ne cesse de diviser depuis l’impressionnant incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, survenu ce jeudi 26 septembre 2019. Le site industriel classé Seveso (site à risques, fabrique des additifs pour lubrifiants).

Dans un communiqué publié le jour-même, la préfecture a indiqué que les fumées n’étaient pas nocives. "Les suies contiennent les mêmes substances que la fumée noire, donc pas de toxicité aiguë", assurent la préfecture de Seine-Maritime et les pompiers du département.

Et d’ajouter : "Nos appareils de mesures n'ont pas détecté de substances toxiques, car les quantités mesurées sont infinitésimales. Notre but est de rassurer et nous publierons les résultats des analyses", note France Info.

Pourtant, nombreux sont les employés de l’usine à avoir relayé sur les réseaux sociaux que "les produits étaient hautement toxiques". Qu’en est-il réellement ?

Incendie à Rouen : des galettes d’hydrocarbures sur la Seine

Arrivée sur place au lendemain de l’incendie, ce vendredi après-midi, Agnès Buzin, la ministre de la Santé a estimé que "la ville est clairement polluée" par les suies.

La préfecture de Normandie a d’ailleurs indiqué que des galettes d'hydrocarbures avaient fait leur apparition sur la Seine, à Rouen. Toutefois, la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, également présente, a assuré qu’il n'y a "pas de polluants anormaux dans les prélèvements effectués", rapporte Le Figaro.

Pourtant, nombreux ont été les habitants de Rouen à être incommodés par des odeurs très fortes. Nausées, vomissements, céphalées… Les urgences ont été surchargées. Certains se sont même résignés à porter des masques en papier et gants pour circuler dans les rues. 

D'autres, préoccupés et se sentant abandonnés, ont manifesté, pour réclamer "la vérité".

"Je comprends la population (...) les produits peuvent être irritants sur le moment", a avoué la ministre. "Ce sont des suies, comme une pollution, comme des galettes par exemple de goudron sur les plages", a déclaré Mme Buzyn lors d'un point presse à Rouen. Il y a-t-il alors réellement un danger ?

Vidéo : Rouen : d'étranges traces noires sur les mains des habitants

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