Après l'effroi et les émois qui ont accompagné le terrible incendie, ce lundi, de Notre-Dame de Paris, ce sont des questions d'ordre juridique qui s'imposent. Comment est-ce arrivé et à qui en incombe la responsabilité ?

Incendie à Notre-Dame de Paris : qui va payer ?

Après l’incendie qui a ravagé, ce lundi soir, la cathédrale Notre-Dame de Paris et provoqué notamment l’effondrement de la flèche, les autorités françaises n’ont pas perdu de temps.

Le procureur de Paris, Rémy Heitz, a annoncé l’ouverture d’une enquête pour "destruction involontaire par incendie", précisant ce mardi, en fin de matinée, qu’une quinzaine d’auditions auprès des ouvriers des cinq entreprises intervenant sur site avaient déjà été menées. Près de cinquante enquêteurs sont mobilisés.

C’est un travail titanesque qui attend la justice dans cette affaire et qui pourrait, selon les professionnels du secteur, prendre une dizaine d’années. En l’état, selon la version donnée par Rémy Heitz, on sait qu’une première alerte a été donnée à 18h20. Après vérification, aucun départ de feu n’a été constaté. Et puis, " il y a eu une deuxième alerte à 18h43, et là, le feu a été constaté au niveau de la charpente. Entretemps, l'église avait été évacuée puisqu'une messe avait débuté peu avant".

N’en déplaisent à certaines complotistes, "rien ne va dans le sens d’un acte volontaire" et la piste criminelle est plutôt écartée. Une bonne nouvelle ? Pas vraiment pour les assurances des entreprises participant au chantier, qui pourraient potentiellement devoir mettre la main au portefeuille.

"Il va falloir éplucher les pages de tous les contrats, examiner les moindres éléments. Les équipes juridiques sont déjà sur le pied de guerre pour étudier les cadres des conventions établies avec les assurances. Il est clair que le milliard d’euros sera dépassé ", assure un habitué du secteur.

Si Emmanuel Macron a lancé dans la foulée du drame une souscription nationale et que plusieurs grands patrons ont annoncé des dons plutôt généreux, le président de la République a toutefois précisé que "l’Etat assurerait sa part de responsabilité".

Naturellement, il devrait se tourner vers les sous-traitant et entreprises impliquées et notamment Europe Echafaudage. Cette dernière est une filiale de l’entreprise Le Bras Frères, une entreprise de couverture, charpentes, zinguerie, ossatures bois. Ce lundi, les ouvriers de EE avaient passé la journée à installer une immense structure métallique qui devaient servir aux couvreurs. Les travaux n’avaient pas commencé sur la cathédrale où l’échafaudage était encore en phase d’installation.

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