En Guyane, la grève générale a débuté lundi à l’initiative de plusieurs syndicats. Ils réclament un "plan Marshall" pour la région et plus de moyens pour la santé, la sécurité et le développement économique. Le point sur la situation.

Une crise sociale de grande ampleur

© AFP

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Lundi, la grève générale illimitée a été décidée en Guyane, à la suite d’un vote des syndicats de l’Union des travailleurs guyanais (UTG). Depuis une dizaine de jours, un mouvement social avait gagné la région d’outre-mer. Mécontente de l'action de l'Etat, la population lui reproche notamment de ne pas avoir pris de mesures suffisantes pour pallier les différents problèmes qui touchent la Guyane. Le "Pacte d'avenir"  pour la Guyane promis par François Hollande depuis 2013 n'a jamais vu le jour.

 

Ce week-end, une mission interministérielle, menée par l’ancien préfet de Guyane, Jean-François Cordet, est arrivée sur place. Si celui-ci a annoncé des premières mesures comme un enveloppe de 60 millions d’euros pour le centre hospitalier de Cayenne, les collectifs citoyens ont expliqué qu’ils refusaient de rencontre la délégation en l’absence de ministres. Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer, a appelé au dialogue et à l’apaisement mais a déclaré, lundi matin sur RTL, qu'elle ne se rendrait sur place seulement lorsque les "conditions du dialogue" seraient réunies.

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