Une enfant de 11 ans a été retrouvée pendue, dans sa chambre le 21 juin. Elle a été emmenée de toute urgence à l'hôpital, mais les sapeurs-pompiers et les médecins n'ont pas pu empêcher le pire.
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Pendue à 11 ans : les conséquences tragiques du harcèlement scolaire

"Depuis le début de l'année, elle se plaignait d'être harcelée. Elle avait l'impression que tout le monde était contre elle. Elle était très renfermée", décrit, dans les colonnes du Parisien, une mère de famille, dont l'enfant côtoyait la jeune fille qui s'est donné la mort, le vendredi 21 juin 2018.

Cette élève de 6ème, précise le quotidien régional, était scolarisée au collège Georges-Duhamel, dans le Val d'Oise, depuis mars. Elle avait quitté le précédent établissement, le collège Isabelle-Autissier, à la suite d'une plainte déposée par ses parents en février pour des faits de harcèlement."Ses harceleurs continuaient de s'en prendre à elle sur les réseaux sociaux", ont affirmé des élèves de son ancien collège. "Apparemment, elle était dans la pire classe. Il y avait des élèves très moqueurs", souligne la mère de famille.

C'est son père qui a retrouvé la victime pendue, le soir du drame. Elle s'est étouffée à l'aide d'un foulard accroché à son lit. Les secours, prévenus par le père de famille, ont procédé trois heures durant à un massage cardiaque, parvenant à faire repartir le cœur de l'enfant. Puis, indique le journal, elle fut emmenée dans l'urgence à l'hôpital Robert-Debré. C'est là qu'elle est décédée dans la nuit. Depuis, une enquête a été ouverte.

Pendue à 11 ans : l'exécutif mobilisé pour lutter contre le harcèlement scolaire

L'exécutif a, semble-t-il, pris la mesure du fléau qu'est le harcèlement scolaire, rapporte Paris Match. En juin 2019, Brigitte Macron et Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale présentaient plusieurs mesures visant à endiguer le phénomène. Parmi lesquelles la formation des personnels concernés et susceptibles d'intervenir, l'évaluation du climat scolaire et la mise en place d'un "réseau départemental d'intervention" pour venir en aide aux établissements face à des cas de harcèlement complexe.

"Très vite, il faut expliquer aux enfants les dangers", estimait d'ailleurs la première dame, selon qui "il n'y a qu'une seule urgence : en parler".

En 2018, Jean-Michel Blanquer avait d'ailleurs expliqué connaître assez bien la situation, rappelle Le Point. "J'ai connu moi aussi le harcèlement dans la cour de récréation, le fait de se battre. J'ai connu des choses agréables et des choses désagréables. C'est ce qu'il y a de pire dans la vie quotidienne que de vivre cela. Je connais beaucoup d'enfants qui ont vécu cela et qui en ont beaucoup souffert", avait-il déclaré lors de l'émission Au Tableau !, en novembre dernier.

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