L'ouragan Walaka a fait disparaître une île toute entière... La communauté scientifique s'inquiète de l'avenir de la planète. 
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Grave catastrophe naturelle : l'ouragan a rayé cette île de la carte

Une île hawaiienne a complètement disparue. D'après plusieurs scientifiques, East Island, un lopin de terre d'environ 44 000 mètres carrés bordé par l'Océan Pacifique a récemment été englouti par l'ouragan Walaka. Plusieurs photos aériennes et satellites appuient le communiqué rédigé par les experts et témoignent du fait que l'îlot a bel et bien été submergé.

Si l'île n'était plus habitée par l'Homme depuis 1952, elle représentait un nid pour de nombreuses espèces animales en voie d'extinction, comme le phoque moine marin ou des tortues vertes, qui s'y réfugiaient pour mettre bas. En effet l'atoll, qui faisait parti des "bancs de sable de la Frégate française", abritait un pan de la réserve naturelle de Papahanaumokuakea. Il s'agit de la plus grande zone maritime protégée au monde, accueillant plus de 7 000 espèces. Enfin, l'ouragan a également balayé un aéroport militaire qui servait de piste d'atterissage d'urgence. 

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Grave catastrophe naturelle : l'écosystème de la planète est en péril 

L'ouragan Walaka de catégorie 5 est le cyclone le plus dévastateur jamais enregistré. Les scientifiques ne cachent pas leurs angoisses. "J’ai eu un sacré moment de panique, me disant 'Oh mon Dieu, c’est parti'", a déclaré Chip Fletcher, climatologue à l’Université d’Hawaï au journal hawaiien Honolulu Civil Beat. "C’est une faille de plus dans le mur du réseau de la diversité des écosystèmes de cette planète qui est en train d’être démantelé", s'inquiète-t-il.

Si le climatologue assure que la trajectoire de l'ouragan n'a pas été déterminée par le changement climatique, il affirme néanmoins que sa force résultait du réchauffement de l’océan et de la hausse générale des températures mondiales. Ces dernières ont un impact sur l'intensité des tempêtes. Ayant procédé à des analyses de terrain sur l'East Island au mois de juillet, Chip Fletcher savait qu'elle disparaîtrait un jour. Mais il pensait que le processus prendrait des décennies. 

"Le message à retenir est que le changement climatique est réel et qu’il est en train de se produire maintenant", souligne Randy Kosaki, chargé de la recherche et des opérations sur le terrain au sein de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique. "Cet événènement nous confronte à ce que pourrait être l'avenir", poursuit pour le HuffPost Charles Littnan, directeur de la division des espèces protégées de cette même organisation.