Sommaire

Sa carrière manquée d'écrivain

Dans la longue tradition des hommes d'Etat cultivant les belles lettres, François Mitterrand ne fait pas exception. Comme Georges Pompidou et la poésie, l'ancien président aimait lire et surtout écrire. En témoigne les milliers de lettres qu'il a envoyées, notamment à sa maîtresse Anne Pingeot qui vient de les publier dans un recueil. Selon, Le Figaro qui a pu les lire, ces missives sont "passionnées, confiantes, intenses, douloureuses parfois (il reproche à Anne son caractère entier, son intransigeance), émouvantes". Connaissant son amour de la littérature, un proche de la famille a cru déceler "du Chateaubriand" dans le style de François Mitterrand.

Il faut dire que le premier président socialiste de la Ve République aurait pu ne jamais l'être. Un an avant sa mort, il avait déclaré à Elie Wiesel, qui lui demandait s'il avait voulu être écrivain : "Si j'avais eu une ambition, elle aurait été celle-là." Dans un article de l'Obs, on apprend que François Mitterrand a été nourri dans son enfance par les lectures d'Horace et de Virgile, ainsi que par les grands écrivains de droite : Montherlant, Bernanos, Claudel, Drieu la Rochelle. 

François Mitterrand écrivait-il bien ? Il donnera lui-même la réponse : "Par son rythme, mon écriture est un peu provinciale, le style de gens pas pressés et formés par des études classiques, c’est-à-dire par la structure latine. Cela donne à la langue un mouvement un peu ample avec le risque permanent d’un ennuyeux académisme. Je dois m’en méfier, je le sais."

Comparez et économisez sur votre mutuelle santé !

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.