Le corps d'Elisa Pilarski, mordue à mort par des chiens, a été retrouvé dans une forêt de l'Aisne. Selon la société de vénerie, les animaux de la chasse à courre ne seraient pas impliqués.
Femme enceinte tuée dans l'Aisne : les soupçons se tournent vers son chienIllustrationAFP

L’enquête se poursuit, mais le mystère demeure. Près d’une semaine après la découverte du corps d’Elisa Pilarski dans une forêt de l’Aisne, des questions continuent de se poser sur les circonstances de sa mort. Des prélèvements ADN ont été réalisés sur 67 chiens, notamment 21 animaux qui participaient à une chasse à courre ce jour-là, et les chiens de la victime.

Selon la société de vénerie, aucun des 62 chiens du chenil n’est impliqué dans le décès de cette femme enceinte. Interrogé par RTL  et l'AFP, le directeur de la communication de la société de vénerie explique que "des vétérinaires mandatés par les gendarmes ont inspecté les 62 chiens de l’équipage et [qu’]aucun ne présentait de traces de morsure". Selon lui, cette découverte "disculpe totalement la chasse à courre". Interrogé par Franceinfo, le vétérinaire Antoine Bouvresse estime également que "les chiens utilisés dans ce type d'activité sont habitués à la présence humaine, c'est naturel pour eux, ils connaissent".

Que s’est-il passé dans cette forêt ? Les enquêteurs envisagent plusieurs pistes depuis cette macabre découverte, notamment celle d’une attaque du propre chien de la victime, Curtis. Interrogé par France 3, le compagnon d’Elisa Pilarski a affirmé que l’animal était "son bébé" : "Tout ceux qui connaissent Elisa et Curtis savent que c'était un duo qui marchait bien", a-t-il ajouté, rejetant donc cette hypothèse. Pourtant, selon un chasseur qui a croisé sa route en forêt le 16 novembre, l’homme aurait tenu un tout autre discours sur son chien.

Un chien "très dangereux" ?

Interrogé par BFMTV, le chasseur explique que "ce monsieur était sur un chemin et il criait, ce qui est surprenant pour un randonneur, donc je suis allé vers lui pensant qu’il avait un problème". "Il m’a alors dit : "je cherche mon chien, faites attention à vos chiens, car le mien est très dangereux", ajoute-t-il. "Un peu sceptique", le chasseur lui aurait alors répondu que les chiens de la chasse à courre "n’étaient pas méchants". "Mais lui m’a répété que ses chiens étaient ‘très méchants’ et qu’il fallait faire attention’", affirme-t-il à BFMTV. Selon le chasseur, il aurait ajouté que l’animal était avec sa femme et qu’il la cherchait.

Auprès de Franceinfo, le vétérinaire Antoine Bouvresse invite également à se pencher sur cette piste. Pour lui, la présence de Curtis "est une clé possible de ce drame tragique" : "Si lui était tenu en laisse, cette configuration complique forcément la communication face à des chiens en liberté, surtout quand ils sont en nombre". Selon le vétérinaire, un chien en laisse aura "plus tendance à avoir un comportement d'agression, de défense, car il n'est pas libre de ses mouvements. Comme il ne peut pas s'écarter, il va envoyer les dents, aboyer pour mettre à distance les autres chiens".

Le parquet de Soissons a ouvert le 20 novembre une information judiciaire contre X du "chef d’homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement résultant de l’agression commise par des chiens".

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